Sécurité et compatibilité : des problématiques à résoudre pour le smart grid

Par 28 octobre 2011
NIST Grid

La cybersécurité et l'interopérabilité seront des éléments importants à prendre en compte si le smart grid souhaite se démocratiser. Des zones d'ombre à éclaircir rapidement pour les différents acteurs du marché.

Si le smart grid représente peut-être l'infrastructure de demain, il est crucial de réaliser que de nombreux efforts sont encore à fournir, notamment en matière de cybersécurité et d'interopérabilité. C'est en substance le constat effectué par le National Institute of Standards and Technology (NIST) qui publiait une mise à jour de son Framework and Roadmap for Smart Grid Interoperability, démarré en janvier 2010. La cybersécurité sera naturellement au centre des préoccupations. Il s'agira de mettre en place des mesures de confidentialité, d'intégrité et de disponibilité des systèmes de communications électroniques de l'information. Il faudra pouvoir prémunir les infrastructures de contrôle de l'énergie, des IT et des télécommunications d'attaques coordonnées éventuelles, capables de déstabiliser l'ensemble du réseau.

Cybersécurité et interopérabilité au coeur des préoccupations

Des formations devront être mises en place au sein des entreprises et des services publics mais également dans les cursus scolaires. Il faudra également instaurer une coopération étroite entre les agences gouvernementales et les groupes industriels afin de se prémunir efficacement contre toute intrusion éventuelle sur le réseau. Un autre point important sera d'assurer efficacement la migration technologique entre les structures actuelles et celles du smart grid. De nombreux process auront besoin d'être modifiés mais il faudra absolument tabler sur une interopérabilité conséquente, au moins au départ, entre les terminaux déjà en places et le réseau intelligent.

Des craintes au niveau des interférences

Les auteurs de l'étude craignent l'apparition d'interférences électromagnétiques entre les différents terminaux qui utilisent les ressources du smart grid (véhicules, communications...). Les types de systèmes étant multiples, il ne peut exister un seul standard pour régler ce problème. Il sera donc essentiel de calibrer différemment par exemple les signaux dévolus à des usages domestiques et ceux concernant des services administratifs afin qu'ils ne se télescopent pas ou de limiter leur portée à certaines zones bien spécifiques. En tout cas, pour George Arnold, coordinateur national pour l'interopérabilité du smart grid chez NIST, il était urgent de définir enfin correctement les standards et prochains champs d'études liés au réseau intelligent : "Le smart grid sera un ensemble unifié de systèmes très complexes interagissant les uns avec les autres. Il est donc essentiel que chaque acteur (services, constructeurs, administrateurs, régulateurs) ait la même compréhension des obstacles à surmonter."

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