La sécurité des données dans le smart grid passe par la cryptographie

Par 15 novembre 2011
data center

Le concept de réseaux intelligents devra posséder des réseaux où les informations ne seront accessibles qu'aux personnes directement concernées. D'où la recherche d'un modèle réunissant ces critères.

La sécurité des informations transférées et l'accès à ces données sont deux problématiques au cœur de l'installation des smart grid. Partant de ce principe, des chercheurs de l'université d'Ottawa ont imaginé un modèle d'architecture permettant de remplir ces objectifs. Leur système se décompose en deux parties. Tout d'abord un empilement de réseaux chargés de transmettre les données de chaque foyer à des serveurs centraux. Les informations transitent par exemple par le réseau d'un bâtiment, agrégeant les données de chaque réseau domestique, puis les envoyant à un réseau de voisinage et ainsi de suite, sous forme cryptée. Une fois la collecte terminée dans les serveurs principaux, chaque contenu reçoit différents attributs le qualifiant (type d'énergies utilisées, de consommateurs impliqués, localisation, applications...).

Une distribution d'attributs

Pour accéder à ces données, les serveurs envoient des requêtes à des centres de distribution de clefs cryptographiques (KDC) puis l'information en question à l'utilisateur. Ce dernier, pourra ensuite décoder l'ensemble grâce à la clef qu'il aura obtenue directement depuis le KDC. Celle-ci ne sera délivrée que si la personne possède suffisamment d'attributs correspondants avec l'information qu'il désire consulter. Pour pallier le plus efficacement possible des attaques du réseau, l'envoi des requêtes depuis les serveurs centraux est aléatoire et peut aboutir à n'importe quel KDC. De plus, ces centres ne sont pas systématiquement en ligne et ne s'activent que lorsqu'ils sont sollicités, rendant plus complexe la coordination d'une incursion malveillante.

Une architecture permettant d'éviter la paralysie du système

La présence d'une multitude de KDC, disséminés à travers une ville par exemple, permet d'éviter la paralysie de l'ensemble du réseau en cas d'une coupure de courant localisée, expliquent les chercheurs. L'architecture est également capable de bannir automatiquement les utilisateurs tentant d'accéder à des données dont ils n'ont pas les droits. Mais selon des scientifiques, de nombreux efforts restent encore à fournir sur la manière d'implanter des structures aussi évoluées et gourmandes en énergie, et surtout comment les entretenir au quotidien. Leur prochain objectif consistera à tenter d'envoyer ces informations sur le cloud plutôt que sur des serveurs.

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