Sellaband: internautes, devenez producteurs de groupes musicaux!

Par 09 octobre 2006
Mots-clés : Future of Retail

Vous avez l'âme d'un producteur? Partez à la chasse aux nouveaux talents! C'est le principe du site néerlandais Sellaband, qui propose aux internautes de participer à...

Vous avez l'âme d'un producteur? Partez à la chasse aux nouveaux talents! C'est le principe du site néerlandais Sellaband, qui propose aux internautes de participer à la production de jeunes talents. Objectif: financer l'album de groupes délaissés par les majors... et gagner de l'argent.
 
Le principe est simple: produire des musiciens encore inconnus du public car ils n'ont pas, à ce jour, signé avec des Majors ou avec des maisons de disque indépendantes, et ne peuvent s'auto-produire. Pour se faire connaître, les artistes ont la possibilité d'ouvrir une page sur Sellaband avec leurs morceaux. Aux internautes intéressés par ces talents d'acheter des parts. Bon à savoir: les producteurs amateurs peuvent changer d'avis en cours de route sur leurs poulains, et se retirer de la transaction en transférant leurs fonds ou en se faisant rembourser.

Sur Sellaband, produisez vous-même les talents de demain(cliquez pour agrandir)
Dans cette affaire, l'union fait la force. Car si la part est cédée au prix de 10 dollars (7,91 euros), il faut 50000 dollars pour produire un groupe. Soit 5000 parts. Et ce, sans compter les coûts de transaction. Le producteur amateur peut certes acheter le nombre de parts qu'il souhaite, mais il reste que les internautes capables de financer seuls un artiste ne doivent pas être nombreux...
 
Une fois les 50000 dollars atteints, l'album sera fabriqué par des partenaires du site. Le contributeur recevra alors, outre une série limitée de l'album et des informations exclusives, des bénéfices des ventes, au même titre que des professionnels. Sellaband a annoncé que les fonds récoltés seront redistribués pour 50% à l'artiste et 50% aux différents producteurs.
 
L'album sera également téléchargeable gratuitement sur le site. Pour se rémunérer, Sellaband compte sur la publicité et prévoit une redistribution des bénéfices entre les artistes, les producteurs et la plate-forme.
 
Le site, créé il y a quelques mois, attire déjà de nombreux visiteurs et artistes, issus de tous les pays. Si pour le moment le seuil des 50000 dollars n'a été atteint pour personne, Nemesa, un groupe hollandais, annonce avoir réuni 12000 dollars, et The Fakes, constitué de Français, s'enorgueillit de 5000 dollars. Le nombre d'intermédiaires entre artistes et consommateurs ne cesse de se réduire. Entre MySpace et Sellaband, les majors ont-elles du souci à se faire?
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 09/10/2006)

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