Selon Ecritel, société spécialisée dans le développement de services

Par 02 octobre 1997
Mots-clés : Smart city, Europe

Télétel, Audiotel et Internet, Internet décolle véritablement en France. Son gérant, Thierry Louail qui voit se multiplier en France les mises en place de sites Web explique "sur le premier semestre...

Télétel, Audiotel et Internet, Internet décolle véritablement en France.
Son gérant, Thierry Louail qui voit se multiplier en France les mises en
place de sites Web explique "sur le premier semestre 1997, Internet a
dépassé le Minitel dans notre chiffre d'affaires "mise en place"".
Internet représente en effet, sur les six premiers mois de l'exercice, 50
% du chiffre d'affaires "mis en place", le Minitel 40 % et Audiotel 10 %.
Le Minitel reste en tête en terme de trafic. Cependant, l'offre de
serveurs Minitel se restreint, des sociétés prestataires se tournent vers
Internet ou font faillite "Nous avons récupéré des services Minitel qui
fonctionnaient en interne pour du reporting ou de la prise de commande et
nous développons également de nouveaux services, mais c'est vraiment le
vrai décollage d'Internet cette année". Ecritel développe une nouvelle
activité, celle de la téléphonie sur Internet avec une offre de combiné
téléphonique Internet de la société Vienna Systems. Le combiné, qui coûte
1 400 F HT ou par abonnement mensuel 170 F HT, se branche sur une prise
série d'un PC connecté à Internet. Il s'alimente sur la prise clavier de
l'ordinateur. La téléphonie sur Internet permettant de réduire les coûts
de télécommunication "cette offre est destinée aux grandes PME, aux
entreprises qui sont souvent en relation avec des filiales éloignées
géographiquement ..". Plusieurs contrats sont actuellement en cours de
négociation. Se positionnant comme sous-traitant du "Front Office
électronique", Thierry Louail explique "notre positionnement c'est de
réaliser les serveurs qui feront fonctionner les bases de données de
l'entreprise sur les trois médias : Internet, Minitel et Audiotel".
Ecritel a dû fermer sa filiale AVShop ayant été contraint d'abandonner ses
3617 CDmax et 3617 Best CD "France Télécom avait une position ambiguë, la
rémunération Kiosque était autorisée pour du téléchargement de logiciel,
mas pas lorsqu'il s'agissait de CD-Rom. C'est autorisé si ce sont des
freeware ou si c'est l'unique moyen de distribution". Bien que l'arrêt de
l'activité d'AVShop doive coûter environ 2 millions de F cette année à
Ecritel, le chiffre d'affaires global Internet, Minitel, Audiotel devrait
atteindre 13 ou 14 millions de F (10 millions en 1996).
(Autoroutes Electroniques - 26/09/1997)

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