Du serious game pour améliorer la conduite des jeunes

Par 15 décembre 2008
Mots-clés : Smart city

L'université de Buffalo propose aux jeunes qui souffrent de troubles de l'attention de s'entraîner sur un programme de simulation. Celui-ci reproduit au maximum l'expérience réelle : sons et images enregistrés dans la rue...

Pour améliorer la concentration au volant des jeunes qui souffrent de troubles de l'attention et d'hyperactivité, l'université de Buffalo parie sur le jeu sérieux. Elle lance un programme de simulation de conduite aux allures de jeu d'arcade et qui intègre des sons générés par ordinateurs ou réels. Ces derniers ont été pris dans la rue, notamment aux intersections très fréquentées. Le but est de récréer une sensation de conduite très proche de la réalité permettant aux adolescents de prendre conscience des faiblesses de leur conduite et des compétences qu'ils doivent acquérir. Le module consiste en effet en une cabine fermée, constituée d'éléments inspirés de véritables véhicules : volant, siège, frein à main...
Reproduire l'environnement réel
Chaque mouvement réalisé par le jeune conducteur est analysé. Le système adapte alors automatiquement l'environnement : vitesse des images qui défilent, sons... Si le jeune conducteur freine de manière trop brusque, des bruits de freins qui crissent seront diffusés, et la cabine reproduira les mouvements saccadés d'un véhicule arrêté brutalement. Enfin, le programme diffuse des images de véritables itinéraires, souvent familiers aux adolescents. L'expérience est menée auprès des enfants mais aussi de leurs parents. Après avoir fait le point avec un praticien sur les points à améliorer, au niveau de la communication et de la conduite, les différentes parties sont invitées à s'installer dans la cabine de jeu.
Une alternative aux traitements médicaux
Le jeune derrière le volant, l'un des parents sur le siège passager. L'aptitude du jeune à conduire mais aussi son comportement - en tant que conducteur mais aussi par rapport aux remarques faites par son père ou sa mère - sont observés. Les problèmes à résoudre sont ensuite analysés avec les professionnels, et les familles sont invitées à prolonger le débat et les exercices à domicile. Selon les chercheurs, il s'agit de trouver une alternative aux traitements par médicaments des troubles de l'attention et de l'hyperactivité. Ces derniers - s'ils calment ou au contraire, stimulent le jeune - n'éliminent en effet pas les risques d'accident au volant.  L'étude est actuellement en cours de réalisation. Une dizaine de familles y participe. Les résultats seront accessibles pour le mois de février 2009.

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