Le serpent robot se faufile entre les obstacles

Par 05 mars 2008 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

La robotique norvégienne s'intéresse au mode de déplacement du serpent. A terme, un ophidien entièrement synthétique pourrait se glisser dans les décombres pour aider les victimes d'accidents.

La réalisation de robots inspirés des serpents occupe une place de choix en robotique depuis une dizaine d'années. Mais il a été difficile jusque là de reproduire avec précision les mouvements du reptile. Une habileté que les chercheurs du SINTEF ont réussi à imiter avec un système composé du robot Aiko et d'un double virtuel du serpent qui permet des expérimentations sur ordinateur. Contrairement à la plupart de ses prédécesseurs, ce serpent n'a pas besoin de roues pour pouvoir se mouvoir avec aisance. Car si l'ajout de ces dernières facilite son déplacement, en convertissant son mouvement de torsion en un glissement continu, il se déplace mieux sur les surfaces lisses. Or l'intérêt est de pouvoir utiliser ce type de machine dans des zones sinistrées. "Dans un bâtiment effondré où il y a beaucoup de gravats, par exemple après un tremblement de terre, un serpent muni de roues serait probablement coincé " explique Aksel Transeth chercheur au SINTEF.
Un double virtuel
Un robot plus polyvalent, reproduisant au plus près les torsions du serpent pourra, lui, repousser les obstacles qu'il rencontre, comme des pierres. Ce nouveau modèle s'appelle Aiko, mesure 1,5 mètres et est composé de segments de tubes en PVC avec des moteurs reliant ses articulations. Il est capable de pousser les objets qui font barrière sur son chemin à raison de 15 cm par seconde. Par ailleurs, un double virtuel d'Aiko, qui reflète avec exactitude les mouvements et réactions du serpent dans la vraie vie, va être utilisé pour guider le développement du système. Ainsi, si ce n’est pas la première fois qu’on tente de faire déplacer des obstacles à des serpents robot, Aiko est le premier à avoir un double virtuel qui simule préalablement ses mouvements. Cependant l’équipe de chercheurs tempère : "c’est plus facile de simuler sur un ordinateur que de construire un robot et de faire l’expérience dans la réalité".
Des avancées prometteuses
Il demeure donc difficile de construire un modèle de robot qui reproduise avec précision les mouvements du vrai reptile. Il est toujours complexe aussi de maîtriser parfaitement les  réflexes du robot : ainsi certains segments d'Aiko peuvent interagir avec le sol ou les obstacles qu'il rencontre de différentes façons selon les situations. Par exemple un segment peut glisser sur un obstacle alors qu'un autre va tenter de grimper dessus. Pour aider à la réalisation de ces mouvements, les chercheurs ont lancé un programme de retranscription des gestes en algorithmes afin de transcrire mathématiquement leurs observations. Ils explorent par ailleurs de nouvelles pistes pour améliorer ces déplacements. L'une d'entre elles est l'intégration de capteurs sensoriels.

 L'Atelier BNP Paribas

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1 Commentaire

cette projet est excellent :mais j'ai besoin d'informations sur les fourmies robotique
merci

Soumis par dib (non vérifié) - le 24 juillet 2008 à 21h22

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