Les services mobiles en Europe progressent en 2000 de 60 %.

Par 14 mars 2001

Selon une étude réalisée par l’Idate, les services mobiles représentent une part de plus en plus importante du marché des services de télécommunications: ils sont passés de 18,5 % du total en 1997 à...

Selon une étude réalisée par l’Idate, les services mobiles représentent
une part de plus en plus importante du marché des services de
télécommunications: ils sont passés de 18,5 % du total en 1997 à 35,5 %
en 2000.
Avec près de 63 abonnés en moyenne pour 100 habitants fin 2000, contre 38
abonnés pour 100 habitants début 2000, le marché cellulaire européen est
aujourd’hui le plus développé dans le monde, loin devant les Etats-Unis et
le Japon, et ce malgré le succès de l’i-mode dans ce dernier pays.
La base d’abonnés a été multipliée par plus de 4 en trois ans, passant
pour l’Union européenne de 52 millions fin 1997 à 234 millions fin 2000.
En 2000, la pénétration moyenne des services mobiles en Europe a dépassé
celle des services fixes, la différence étant même d’environ 10 points fin
2000 en faveur du cellulaire.
Toutefois, les disparités sont de plus en plus grandes sur le marché
européen. Bien qu’un Français sur 2 soit équipé d’un téléphone mobile
(49,43 % de pénétration), la France est devancée fin 2000 par ses voisins
limitrophes comme la Belgique (49,80 %) et l’Allemagne (57,6 %). Les pays
scandinaves (Finlande 76,1 %, Norvège 72,1 %, Suède 73,5 %) rejoints par
de plus petits pays comme l’Autriche (72,9 %) ou l’Irlande (72,4 %) et par
l’Italie (72 %) demeurent toujours largement en tête en 2000.
A l’inverse, les pays de l’Europe de l’Est présentent en 2000 des taux de
pénétration comparables à ceux de l’Europe de l’Ouest en 1997: Pologne
16,7 %, Hongrie 26,8 %, République Tchèque 36,1 %, Slovaquie 22,5 %.
En 2000, l’Allemagne est devenu le premier marché des services mobiles en
volume par le nombre d’abonnés en Europe (47,3 millions), dépassant
l’Italie (40,8 millions) et le Royaume-Uni (40,3 millions), qui étaient
respectivement les 1er et 2ème marchés.
Enfin, les pays présentant le plus grand nombre d’abonnés en 2000 sont
aussi ceux où la concurrence est la plus forte avec quatre opérateurs
mobiles (Allemagne, Italie, Royaume-Uni).
Certains opérateurs européens ont vu en 2000 le nombre de leurs clients
doubler, comme T-Mobil en Allemagne: + 111 % par rapport à 1999.
En 2000, Vodafone est devenu le premier opérateur européen en nombre
d’abonnés avec le rachat de Mannesmann. Le deuxième acteur est New Orange
créé par France Télécom suite à l’acquisition d’Orange au Royaume-Uni au
cours de l’année 2000.
En 2001, les opérateurs de téléphonie mobile devraient se concentrer sur
le déploiement du GPRS sur leur réseau de 2ème génération et sur son
lancement commercial, enjeu majeur dans la migration de leur base
d’abonnés vers les services mobiles IP. En 2002-2003, les opérateurs de
services mobiles auront déployé leurs premiers réseaux de 3ème génération
dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest où ils auront obtenu des
licences UMTS.
A l’heure actuelle, 12 pays ont attribué des licences 3G: la Finlande,
l’Espagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie,
l’Autriche, la Suisse, la Norvège, la Pologne, la Suède et le Portugal.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 14/03/2001)

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