Sharette introduit le covoiturage dans le parcours des transports en commun

Par 05 septembre 2014 6 commentaires
Sharette

Sharette adapte le covoiturage, désormais passé dans les mœurs, au distances courtes et quotidiennes. Cassant les prix du transport, l’objectif est aussi le désengorgement de la région parisienne.

La jeune startup Sharette présentait son projet hier pour le lancement de la saison 6 du camping. Celle-ci propose d’intégrer le covoiturage dans le process des transports en commun.  À l’inverse de Blablacar qui a modifié la façon dont se préparait un long voyage, Sharette souhaiterait donner la possibilité de partager un trajet en voiture lors de trajets courts et même quotidiens. Déjà présent depuis l’année dernière au sud de Paris, sur le plateau de Saclay regroupant quelques campus de grandes écoles (HEC, l’Ecole Polytechnique), la startup compte s’adresser à des marchés locaux, très axés sur l’idée d’économie collaborative. Le covoiturage deviendrait un mode de transport en commun couplé aux plus traditionnels métros et RER. Plus précisément, Sharette propose une application reposant sur différents algorithmes développés en interne pour minimiser le temps de trajet dans la grande couronne parisienne en incluant le covoiturage parmi les modes de transports possibles.

Le covoiturage simplifié devient un transport en commun

Les deux fondateurs, Hugues Pouillot et Grégoire de Pins, ingénieurs de formation, pensent ainsi désengorger les transports en commun d’Ile-de-France sans faire d’investissements massifs en infrastructure. Car en effet les sièges inoccupés sur les trajets entre Paris et sa banlieue représentent actuellement un manque à gagner considérable que la jeune startup espère pouvoir rentabiliser. Les deux fondateurs ont su utiliser les retours des premières utilisations qui ont eu lieu sur les campus du plateau de Saclay pour s’assurer de la pérennité de leur business model. Ceux-ci ont découvert que pour des covoiturages de courtes distances, autour de 20 kilomètres en moyenne, les utilisateurs ont tendance à réserver au cours des deux ou trois heures qui précèdent leur départ. Pour les deux fondateurs, “cette utilisation spontanée est caractéristique des trajets sur courte distance aux alentours de Paris”. S’ajoute aussi l’aspect multi-modal de la technologie soutenant Sharette. Celle-ci permet en effet d’optimiser le remplissage des sièges d’une voiture en permettant d’isoler les points de passage par lesquels passe une voiture, pour ouvrir le covoiturage aux plus de personnes possibles.

Une stratégie de développement local avant de s’étendre

Le lancement à venir de Sharette fixera le prix à 1,70 euros le covoiturage, quelque que soit la distance parcourue. Le prix unique est à la fois le résultat d’une maximisation sous contrainte selon différents critères sociaux de la cible client en Ile-de-France. "C’est aussi une façon de communiquer sur le fait que pour nous, le covoiturage fait partie des transports en commun, c’est le même prix qu’un ticket de métro". Le marché du covoiturage est très florissant et Sharette devra s’y faire une place grâce à une proposition de valeur qui situe ses services entre ceux d’un Blablacar et ceux d’un Uber. Surtout que la startup a choisi de ne pas se lancer dans Paris car le marché des courses de taxi comme des transports en commun est déjà saturé. Très différente d’un service de taxi, celle-ci compte plutôt s’installer et nouer des accords avec les campus d’écoles et les zones d’activités aux alentours de Paris qui sont les plus mal desservis par les transports en commun traditionnels. "On n’a pas l’habitude de prendre un Uber pour aller au travail, c’est la fonction de Sharette” En baissant très fortement les prix – en plus de les déconnecter de la distance parcourue –, Sharette prend le risque de changer l’image du covoiturage en en modifiant l’un de ses principaux piliers.

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6 Commentaires

Cher monsieur Guigue

Je déteste votre franglais ou anglicisme que l'on peu qualifié de babélien.
Expliquez-nous pourquoi vous utilisez des mots étrangers pour communiquer avec les Français ?

Selon vous, les anglais utilisent la langue française pour communiquer entre eux ?
Savez-vous vraiment ce qu'est communiquer ? Vous êtes injurieux, insultant envers les Français lorsque vous utilisez une autre langue pour communiquer avec eux.
Si vous adorez le babélien, alors allez donc chez eux y vivre et exprimez vous en français si vos interlocuteurs sont anglais ou un américains. Vous verrez comment ces gens vous accueillerons (...)

Je pense que depuis que nous avons colonisé l'Angleterre, ce TOM devrait parler la langue de la métropole.

Cordialement
Vive la France notre belle patrie et vive la francophonie.
Parlons peu et parlons bien en parlant en français aux Français.
La langue de la nation est le français (article 2 de la constitution de 1956)

Soumis par Aube (non vérifié) - le 08 septembre 2014 à 00h13

Cher monsieur Guigue

Je déteste votre franglais ou anglicisme que l'on peut qualifier de babélien.
Expliquez-nous pourquoi vous utilisez des mots étrangers pour communiquer avec les Français ?

Selon vous, les anglais utilisent la langue française pour communiquer entre eux ?
Savez-vous vraiment ce qu'est communiquer ? Vous êtes injurieux, insultant envers les Français lorsque vous utilisez une autre langue pour communiquer avec eux.
Si vous adorez le babélien, alors allez donc chez eux y vivre et exprimez vous en français si vos interlocuteurs sont anglais ou un américains. Vous verrez comment ces gens vous accueillerons (...)

Je pense que depuis que nous avons colonisé l'Angleterre, ce TOM devrait parler la langue de la métropole.

Cordialement
Vive la France notre belle patrie et vive la francophonie.
Parlons peu et parlons bien en parlant en français aux Français.
La langue de la nation est le français (article 2 de la constitution de 1956)

Soumis par Aube (non vérifié) - le 08 septembre 2014 à 00h14

Plus frappant que le babélien et les anglicismes : l'inculture (orthographe défaillante et solécismes). Est-ce intentionnel ?

Soumis par Savonarole (!) (non vérifié) - le 08 septembre 2014 à 07h46

"Selon vous, les anglais utilisent la langue française pour communiquer entre eux ?"
En l'occurrence oui, ils utilisent également à l'occasion des mots français pour communiquer ; peut-être moins que nous des mots anglais, mais ils le font. C'est assez utile quand il n'existe pas de mot équivalent dans sa langue maternelle, à vrai dire, et ça ne fait pas de tort à la langue : une langue (une culture...) qui n'évolue pas est une langue qui meurt.
Sinon, cher défenseur de la langue française et de l'orthographe, vous avez oublié une majuscule à "anglais" : vous êtes insultant envers les Français quand vous malmenez la grammaire de leur langue !

Soumis par Zebulon (non vérifié) - le 08 septembre 2014 à 11h22

Excellente idée, difficile à mettre en place et donc d'autant plus excellente que l'exécution semble très avancée. Nouvelle illustration de l'obscurantisme des acteurs publics ou pseudo-privés de l'industrie des transports, lesquels auraient pu être à l'origine d'une telle approche. Bravo et bon courage aux deux fondateurs.

Soumis par AG LR (non vérifié) - le 08 septembre 2014 à 12h06

Bonjour,

je me demande comment une solution de covoiturage pourrait "désengorger les transports en commun d’Ile-de-France", sachant que certaines lignes émargent à 120 ou 130% de remplissage. Il faudrait un sacré nombre de covoitureurs pour réussir à désengorger les transports en commun. Sans compter que, depuis quarante ans, chaque nouvelle offre de transport vient s'ajouter aux autres et non limiter l'usage de ces autres. Il suffit de voir qu'à chaque nouvelle ouverture de lignes de transports en commun, les autres lignes ne se vident pas. Au contraire. Et l'arrivée de Vélib n'a pas enlevé de voitures des routes de Paris...

Quant aux anglicisme, oui, il est évident que les Anglais utilisent du français lorsqu'ils parlent : 25% des mots anglais sont en réalité des mots français prononcés à l'anglaise ou adaptés !

Cordialement,

Ludovic Bu
http://ludovicbu.com

Soumis par Ludovic Bu (non vérifié) - le 08 septembre 2014 à 15h32

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