Siemens ne délocalisera pas mais allonge le temps de travail

Par 25 juin 2004
Mots-clés : Smart city, Europe

Personne n’aura finalement remporté la victoire de ce conflit salarial qui dure depuis le mois de mars 2004. D’un côté le groupe technologique allemand Siemens, qui annonçait au printemps son...

Personne n’aura finalement remporté la victoire de ce conflit salarial qui dure depuis le mois de mars 2004. D’un côté le groupe technologique allemand Siemens, qui annonçait au printemps son intention de délocaliser 2000 emplois vers la Hongrie, pour renouer avec « des structures de coûts du travail » plus compétitives.

Deux sites Siemens sont alors visés : celui de Bocholt, dont l’activité se concentre sur les téléphones sans fil, et celui de Kamp-Lintfort, qui produit des combinés portables. Pour la première fois de son existence, le groupe fait grand bruit : 25.000 salariés descendent dans la rue pour manifester leur écœurement, sous la houlette du syndicat IG-Metall.

Finalement, ce dernier a trouvé un point d’entente avec le groupe technologique : pas de délocalisation, mais un allongement de la durée de travail. Cette nouvelle mesure entrera en vigueur le 1er juillet prochain et sera valable pendant deux ans. Elle prévoit que les salariés Siemens des deux sites mentionnés plus haut travaillent désormais 1760 heures par an (soit un peu moins de 40 heures, contre un rythme précédent de 35 heures par semaine).

Autre point : les salariés verront leurs primes de Noël et de vacances supprimées. A la place, Siemens les a assurés de leur verser une prime annuelle liée aux résultats du groupe. La conclusion du responsable des négociations, côté Siemens, était prévisible : « Avec la solution trouvée, Kamp-Lintfort / Bocholt devient un site de choix pour notre production ». Un propos que d’aucuns ne jugeront pas très adroit…

(Atelier groupe BNP Paribas - 25/06/2004)

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