Quand la simulation améliore la formation des métiers à risque

Par 07 avril 2011 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Europe
main d'homme pointant sur une icône

Afin de mieux sensibiliser les équipes d'opérateurs, la réalité virtuelle s'annonce comme une réponse adaptée pour aider les entreprises évoluant dans des environnements dangereux, comme celles de type Seveso.

Pour aider les personnes confrontées à des situations de travail dites dangereuses à se former, rien ne vaut la réalité virtuelle. Voilà en tout cas l'un des constats que l'on peut tirer de l'édition 2011 du Laval Virtual. Un exemple ? La solution en trois dimensions V3S*, présentée par l'un de ses fondateurs, Emissive, permet aux apprenants d’être immergés dans la peau d’un personnage virtuel présenté sur un écran. Ce dernier, doté d’une intelligence artificielle, permet d’avoir un retour sur expérience le plus fiable possible. Par exemple il est possible d'aider des conducteurs de camion citernes à mieux manipuler les bras articulés qui servent à brancher les tuyaux permettant de faire leur plein d’essence.

Précision

Afin d’offrir davantage de précision, Emissive qui a développé l’interface finale, a intégré un moteur dit "physique" à son programme. Ce dernier, créé par le CEA-List, permet de simuler avec précision tout type de collision physique. "Concrètement, à l’aide d’une Kinect qui reproduit les mouvements d’un agent en formation devant l’écran, des détails comme la flexibilité de l’individu ou la propagation des fluides sont simulés en temps réels, ce qui permet de voir chaque erreur, et même ses conséquences", explique à L’Atelier Emmanuel Guerriero, directeur associé d’Emissive. "Nous utilisons une technologie de virtualisation développée par 3Dvia de Dassault Systèmes, qui, connectée au module du CEA et à un autre de l’Université Technologique de Compiègne**, nous permet de générer un rendu en 3D en temps réel".

Sécurité renforcée

A noter que selon les concepteurs du système, le but est aussi de permettre une meilleure analyse et prise de conscience des risques pris par un individu qui travaille dans un environnement dangereux. "C’est aussi une méthode pour le client de tester ses processus de sécurité, ainsi, il pourra se rendre virtuellement compte qu’un agent est fatigué à force de manipuler un outil, sans que cela mette qui que ce soit en danger", poursuit Emmanuel Guerriero. Avant de conclure : "Le projet V3S a été financé par l’ANR/RNTL et rassemble plus de quatre acteurs". Dont les trois principaux sont l'université technologique de Compiègne, qui a élaboré le scénario, Emissive et le CEA List.

*Virtual reality for Safe Seveso Subcontractors

** l’Université de Compiègne (UTC) a coordonné le projet et développé l’intelligence artificielle

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1 Commentaire

Merci pour cet excellent article. On entend beaucoup parler de la réalité augmentée, de projection, mais on en voit malheureusement pas encore beaucoup au quotidien. J'ai hate ! Ce qui est clair, c'est que ça permettra effectivement de bien progresser dans différents métier, Simulation de manipulation de camion citerne comme vous l'avez dit, mais également dans la médecine (opération), ou dans la manipulation de matières dangereuses.

Soumis par Sylvain75 (non vérifié) - le 22 juillet 2011 à 11h23

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