Simuler le toucher aide à la conception de produit

Par 23 avril 2010
Mots-clés : Smart city, Europe

Pour éviter aux designers industriels de créer toute une série de prototypes lorsqu'ils conçoivent un produit, le projet Satin propose un système qui combine technologies haptiques et vision 3D.

Pour les designers industriels, créer toute une série de prototypes jusqu'au résultat final prend du temps et augmente les coûts de production. Afin de leur éviter ces étapes, l'université polytechnique de Milan travaille sur un système de réalité augmentée, baptisé Satin. L'intérêt de celui-ci est qu'il combine technologies 3D et haptiques. C'est-à-dire qu'il parvient à retranscrire la sensation de toucher des objets virtuels qui lui sont présentés. L'utilisateur porte en fait des lunettes 3D, et manipule une barre souple truffée de capteurs et dont la courbe reproduit celle de l'objet qu'il perçoit en trois dimensions sur un écran. Objet dont il peut modifier la forme via le même dispositif haptique.
Modifier la courbe des objets modélisés, en temps réel
Le système utilise la position des capteurs placés sur la surface de la bande flexible pour reproduire les propriétés de la maquette virtuellement manipulée. En cas d'irrégularités, le dispositif en alerte l'utilisateur en produisant un son. Il sauvegarde ensuite numériquement, et en temps réel, toutes les modifications enregistrées par les capteurs. Ce qui permet ensuite, lorsque l'on cesse la manipulation, d'observer les modèles produits lors de l'opération. Puis de les comparer. Et de lancer la production de l'objet modélisé qui s'avère le plus satisfaisant.
Continuer à percevoir les formes
"Les designers utilisent quotidiennement des programmes informatiques pour générer les modèles mathématiques des produits qu'ils conçoivent", explique Monica Bordegoni, chercheuse à l'université. "Mais ils ont encore besoin de voir et de tenir ces modèles physiquement". Reste que la technologie haptique n'est pas encore assez avancée pour offrir toutes les informations relatives à une surface."Satin, par exemple, ne peut représenter que des courbes", reconnaît la chercheuse. Le projet a d'ores et déjà reçu des financements européens. Il est mené en partenariat avec d'autres institutions européennes.

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