Le Sintef rend l'examen de l'intérieur du corps réalisable à domicile

Par 24 février 2009
Mots-clés : Smart city

Il travaille sur une capsule ingérable qui embarque un système de navigation. Ce dernier permettra de contrôler le dispositif à distance comme un véhicule télécommandé. Le patient n'aura qu'à avaler une pilule depuis son domicile.

Une équipe de chercheurs du Sintef travaille sur une capsule ingérable capable d'être dirigée à distance par un médecin ou par un système informatique. "Nous sommes en train de développer le système de navigation qui permettra non seulement de savoir où se trouve le dispositif dans le tube digestif, mais aussi de le contrôler pour qu'il réalise différentes opérations", explique Thomas Lango, l'un des participants du projet. La capsule sera pilotée comme un véritable véhicule. Les scientifiques pourront par exemple la faire revenir en arrière pour examiner un organe de plus près. Le système est programmé pour identifier d'éventuelles cellules malades. Le but est de faciliter le diagnostic de pathologies liées au tube digestif, mais aussi d'améliorer le suivi à domicile de maladies chroniques.
Faciliter le suivi des patients à distance
Les professionnels du secteur médical suivront à distance les effets d'un traitement sur un patient, ce sans avoir à le faire se déplacer et réaliser plusieurs batteries de tests. "Face au nombre croissant de personnes âgées et en surpoids, il est important d'aider les patients à agir d'une manière qui leur sera bénéfique et qui indirectement réduira le besoin d'aller voir un docteur", souligne Dag ausen, de Sintef ICT. A terme, les responsables du projet souhaitent même déployer des stations de suivi à domicile qui donneront la main au patient sur son état de santé. En cas de problème, un message d'alerte sera envoyé aux praticiens qui prendront le relais. "Grâce aux technologies sans-fil, les malades pourront évoluer chez eux sans problèmes", argue à ce sujet Dag Ausen, qui participe également au projet.
Une capsule truffée de capteurs
Et d'ajouter : "les mesures seront faites sur une base quotidienne". Techniquement, la capsule est truffée de caméras et de capteurs : ultrasons, stéréoscopie, biocapteurs... Elle sera aussi capable de prélever des échantillons des organes qu'elle traverse, pour qu'ils soient étudiés ensuite par les chercheurs. "L'un des challenges auxquels nous devons faire face est de mettre au point un dispositif embarquant toutes ces technologies mais qui reste facilement ingérable", précise Thomas Lango. Une version expérimentale du système est attendue sous les quatre ans. Le projet est mené en collaboration avec une vingtaine d'autres scientifiques européens.

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