Les sites dédiés aux défunts se multiplient sur Internet. Tous ses sites

Par 03 novembre 1997

se veulent l'équivalent électronique d'un lieu de recueillement. L'un des premiers du genre fut "Virtual Memorial Garden" (catless.ncl.ac.uk/Obituary/memorial.html) créé en 1995. Selon son concepte...

se veulent l'équivalent électronique d'un lieu de recueillement. L'un des
premiers du genre fut "Virtual Memorial Garden"
(catless.ncl.ac.uk/Obituary/memorial.html) créé en 1995. Selon son
concepteur, ce site britannique "n'est pas un lieu de mort, mais un
endroit où les gens peuvent célébrer leur famille, leurs amis et leurs
animaux familiers".
Sur le site créé par un jeune ingénieur, Richard Hodgkin, mort à 33 ans,
"World Wide Cemetery" (www.cemetery.org/), l'internaute peut trouver, non
seulement les noms, dates de naissance et de mort des personnes disparues,
mais aussi une biographie, parfois même d'autres souvenirs, allant de
quelques lignes à des dizaines de pages de messages d'amis.
Les sites "mémoriaux", répertoriés désormais par une section du répertoire
Yahoo ! (dans sa version américaine) peuvent être de différentes natures
(collectifs, ouverts à tous ou ouverts pour des anonymes isolés). On
peut, sur la plupart d'entre eux, y laisser un message de sympathie pour
la famille, un mot pour le défunt.
D'autres serveurs affichent photos ou localisation de tombes réelles. Dans
ce cas, il s'agit bien souvent de sites consacrés à des artistes ou des
personnes connues comme "Writ in Water" (www.serve.com/diavolo/grave/). Le
site "Find a Grave" (www.findagrave.com), tenu régulièrement à jour,
permet de localiser les tombes de centaines de personnages célèbres que ce
soit aux Etats-Unis ou en Europe.
Le petit monastère de Kannon-in, situé près d'Hiroshima, à l'initiative du
moine bouddhiste Takata Yukihiro, s'est doté sur son site
(www.urban.or.jp/home/kanjizai/en-index.htm) d'un cimetière virtuel .
Depuis, plus de 500 courriers électroniques affluent chaque jour "les
demandes proviennent essentiellement des Etats-Unis, d'Europe et
d'Amérique Latine. Pour le moment notre cimetière virtuel accueille 1 200
tombes". Il suffit d'adresser par courrier électronique le nom du défunt,
la date du décès, la photographie, l'épitathe pour disposer d'une tombe
dont la concession est gratuite. Un mot de passe garantit à chacun
l'intimité du recueillement. Les moines de Kannon-In offrent chaque jour
une prière aux défunts qui reposent sur les disques durs des 30
ordinateurs du temple. Takata Yukihiro se déclare prêt à offrir à d'autres
temples le logiciel de gestion des tombes virtuelles développé par ses
moines ....
(Deux pages - supplément radio-télé-multimédia - Le Monde - 02/03/11/1007)

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