Les sites Internet des banques et des compagnies d’assurances sont

Par 25 août 1998
Mots-clés : Smart city

souvent des conceptions traditionnelles. Selon une récente étude du cabinet Research International, si les banques et les compagnies d’assurances sont aujourd’hui présentes en masse sur Internet, e...

souvent des conceptions traditionnelles.
Selon une récente étude du cabinet Research International, si les banques
et les compagnies d’assurances sont aujourd’hui présentes en masse sur
Internet, elles ne savent pas encore comment exploiter les
caractéristiques propres.
Research International considérant que “la page d’accueil des sites est
le lieu le plus révélateur de la nature et du sens des choix opérés”
puisque “c’est la vitrine du site, ce qui donne envie de pousser la porte
et d’entrer ... ou au contraire de passer son chemin” a procédé à une
étude comparative des écrans d’accueil de 77 sites de banques et
d’assurances du monde entier.
Il en ressort que la grande majorité de ces site “relève d’une conception
très traditionnelle, très informatique”. La première page d’une
quarantaine de sites se présente, soit comme un simple menu de navigation
alignant des icônes de type Windows (comme les sites de la BNP et de la
GMF), soit comme une “enseigne” du groupe, centrée sur le simple énoncé
de sa marque (GAN, BBL). Selon le consultant, ces deux approches “ne
véhiculent que faiblement l’image institutionnelle de l’émetteur”.
En revanche, d’autres entreprises donnent la priorité à leur message
institutionnel, mais “sans toujours intégrer les caractéristiques propres
au média Internet”. Dans ce cas, soit la page d’accueil est entièrement
textuelle, ou à l’inverse, composée d’une mosaïque d’images.
D’assez nombreux établissement mettent en avant sur leur page d’accueil
l’image de leur siège social (Paribas, CCF, Société Générale), risquant
ainsi de voir le visiteur “impressionné, rester à distance”, ou
cherchant à véhiculer une image de “puissance internationale”.
L’étude n’a trouvé en définitive que cinq sites cherchant à utiliser les
caractéristiques propres d’Internet. Certains comme le Crédit Mutuel et
Royal Insurance jouent sur ses possibilité ludiques, en abordant un
graphisme de bande dessinée. Deux autres, en affichent des lieux
“totalement virtuels”. Selon Research International, la conception du
site en particulier de la Dresdner Bank sur lequel figure une sorte de
galerie marchande avec boutiques, café et panneaux d’affichage “est la
plus ambitieuse” qui permet au client “de pénétrer littéralement dans
l’entreprise et de la découvrir de façon ludique”.

Les sites actuels exploitant peu les ressources d’Internet risquent de
décevoir les utilisateurs, d’autant que ceux des sites bancaires ont “un
niveau d’attente très fort, symptomatique et l’idéalisation de ce nouveau
monde que représente pour eux Internet”.
Beaucoup d’entre eux, révèle une étude de comportement, voient dans
Internet un moyen de retrouver le contrôle de leur argent, de façon plus
conviviale et ergonomique que sur le Minitel.

Les sites d’assurances sont jugés “pauvres et immatures avec une
information diluée et une interactivité absente ou faible”. Selon
l’étude, cet état de fait est susceptible d’installer “frustrations et
rancoeurs”.
(Les Echos - 25/08/1998)

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