Des sites web américains de plus en plus polyglottes pour séduire les internautes étrangers

Par 12 janvier 2004
Mots-clés : Smart city

Le nombre d'entreprises ou d'associations qui mettent en ligne des versions en langue étrangère de leur site ne cesse de croître. L'objectif, bien sûr, est de capter un nouveau public, par-delà le...

Le nombre d’entreprises ou d’associations qui mettent en ligne des versions en langue étrangère de leur site ne cesse de croître. L’objectif, bien sûr, est de capter un nouveau public, par-delà les océans qui bordent le continent américain. Cette tendance s’illustre de bon nombre d’exemples probants. A commencer par celui de la ligue nationale de football américain (25 % de ses visiteurs sont étrangers), qui annoncera cette semaine le lancement d’une traduction de son site web en Mandarin.

D’autres sites ont opté pour une solution plus complexe, consistant en l’élaboration de versions étrangères de leur site principal. C’est le cas, par exemple, de la NBA (National Basket-ball Association), dont le site est décliné en neuf versions à l’intention du public étranger. Ou encore celui du Walt Disney Internet Group, qui compte une douzaine de versions. Selon une étude de ComScore, 42 % du public des sites du Walt Disney Internet Group est étranger.

Question : Publier des contenus Internet à l’intention des internautes étrangers permet-il de dégager des revenus intéressants ? Selon certains analystes, ces opérations induisent des investissements importants, et ne rétribuent que faiblement leurs initiateurs. Cette assertion est vraie aujourd’hui, simplement parce que les taux d’équipement dans les pays visés par les entreprises américaines peuvent être faibles.

Toutefois, le jour où les internautes chinois, brésiliens,… auront accès en masse au haut débit, l’on peut présager que les efforts des entreprises américaines pour développer une offre qui leur est destinée deviendront d’importantes sources de profit.

En outre, il est vrai que la traduction et la publication de contenus en langue étrangère suppose certains coûts… mais permettent aussi de s’assurer des revenus directs. Les sites de la NBA sont par exemple rémunérés par des entreprises comme Motorola ou Reebok, que les marchés étrangers intéressent et qui par conséquent rémunèrent la NBA pour qu’elle diffuse leurs messages marketing sur son site.

( Atelier groupe BNP Paribas –12/01/2004)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas