Six opérateurs reçoivent en Espagne le feu vert de la Commission du marché de télécommunication (CMT).

Par 07 décembre 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

La CMP a accordé jeudi six nouvelles licences à BT, Jazz Télécom, Colt Télécom, Esprit, Communitel et Interterminal. Ayant l’intention à moyen terme d’être le principal concurrent en Espagne de ...

La CMP a accordé jeudi six nouvelles licences à BT, Jazz Télécom, Colt
Télécom, Esprit, Communitel et Interterminal.
Ayant l’intention à moyen terme d’être le principal concurrent en Espagne
de Telefonica, Retevision et Uni 2 (France Télécom), BT, opérationnel en
Espagne avant six mois, va créer son propre réseau national de 9 000 km
de fibres optiques.
Etant l’un des principaux actionnaires du second opérateur de téléphonie
mobile, Airtel, BT devrait investir à court terme plus de 5 milliards de F
qui viendront s’ajouter aux 4 milliards déjà investis en Espagne.
Tous les grands opérateurs européens, à l’exception de Deutsche Telekom,
seront présents sur le marché espagnol. Toutefois, les experts prédisent
qu’en moins de trois ans, l’Espagne comptera près de 80 compagnies
nationales et étrangères opérant sur le marché des télécommunications.
Fondé par l’Argentin Martin Savski, ayant Via Tel et Nortel comme
actionnaires, Jazz Télécom prévoit d’investir en Espagne près de 4
milliards de F “nos services s’adresseront principalement aux PME et nous
prévoyons un volume d’affaires de 3 milliards de pesetas (120 millions de
F) en 2000”.
Entendant se limiter au marché madrilène, Colt s’adressera aux grands
consommateurs comme les banques et les agences de voyages.
Ayant obtenu des licences pour opérer à la fois à Madrid et à Barcelone.,
Esprit envisage de prendre 5 % du marché des télécommunications des PME.
En possession de licences de type A, Communitel et Interterminal vont
pouvoir offrir leurs services sur tout le territoire national, en payant à
Telefonica la taxe d’interconnexion fixée par la CMP pour utiliser son
réseau.
Ayant porté l’affaire en justice, Telefonica proteste à ce sujet “les
tarifs d’interconnexion actuels ne couvrent pas les frais d’entretien, ni
l’amortissement du réseau où nous avons investi 180 milliards de F en dix
ans”.
Alors que Telefonica doit louer son réseau uniquement pour les
communications de longue distance, les socialistes demandent au
gouvernement et à la CMP d’obliger l’opérateur historique à louer
également son réseau local, au moins jusqu’à la création de nouvelles
boucles locales après l’installation des sociétés de câble.
(Les Echos 07/12/1998)

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