Le slogan mène à tout, y compris à son contraire, et inversement

Par 22 septembre 2008
Mots-clés : Amérique du Nord

Quand on est à L'Atelier, on étudie la technologie, mais aussi la sociologie. Rien que pour comprendre pourquoi des salariés utilisent volontiers une technologie dans un cadre, mais refusent de le faire dans un autre. Que ceux qui pensent que je parle des réseaux sociaux sortent de ce post immédiatement !

Et là, je suis encore tombé sur l'information que j'aime, alors je fais partager. Des chercheurs de Miami (et non des experts), de l'université de Floride et de celle de Seattle se sont rendu compte que les messages marketing "may not work in uncommon situations". Ce que l'on peut traduire, mais personne n'y est obligé, par "ne marchent pas dans des situations inhabituelles". Pour arriver à cette conclusion qui va faire tomber les publicitaires de leur siège, les universitaires ont étudié les messages stimulant la consommation, ou goal priming. "Si l'on expose un consommateur à des informations qui visent à impressionner ses congénères (comme des slogans qui contiennent le mot excellence), il devient plus enclin à acheter des produits onéreux qui sont un symbole de statut social."

Dans le cas qui nous occupe, les chercheurs ont stimulé les cobayes avec des termes liés au "fun", d'autres liés à la supériorité et d'autre liés à... rien de spécial. Après cela, il leur a été demandé de choisir un restaurant pour le soir même. Là, les "fun" et les "supérieur" ont choisis des endroits en correspondance. Par contre, lorsqu'il leur a été demandé de faire de même mais pour un dîner ayant lieu dans un mois, les stimulés ne voulaient plus d'endroits funs ou qui marquaient leur supériorité. Que faut il en retenir ? Que les slogans conditionnent bien, mais à condition qu'ils imprègnent la victime dans son train train quotidien conditionné. Et donc ? "Beware !" comme dirait Martin Landau, aka Bela Lugosi dans Ed Wood.

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