Smart Cities Battle : round 1

Par 10 septembre 2009

J'ai l'habitude des compétitions entre vendeurs de logiciel, de matériel, de matériel+logiciel. Mais je ne m'attendais pas à une bataille de cités du futur. Remettons dans le contexte. Certes, une ville du futur, ce n'est ni Blade Runner, ni au Cinquième Élément (que les entités divines disponibles et existantes nous en préservent). Ce sont globalement des immeubles, de taille moyenne, dans lesquelles la technologie est bien cachée.

Pour Dubai et ses smart cities, il s'agit de faire de la gestion immobilière : attirer des entreprises en leur louant des bureaux services compris, attirer des travailleurs qualifiés en leur proposant des modes de transport dernier cri (comme le métro de Dubaï qui vient d'ouvrir), des universités connectées pour leurs enfants, des hôpitaux informatisés. Bref, proposer des bâtiments dernier cri en tout : gestion de l'énergie, de l'informatique, des "utilities" que l'on peut décliner en santé, tourisme, travail, apprentissage. Amusant, c'est à Dubai en 2007 que j'avais découvert le concept coréen de U-Cities (Ubiquitous Cities, villes surveillées par capteurs et caméras) lors d'une présentation au Gitex.

Pour l'agglomération d'Icheon que nous avons rencontré hier, il s'agit avec Songdo de faire... pareil. Attirer des entreprises, des travailleurs, etc. Alors si l'on doit séduire les entreprises qui cherchent du développement durable, on va leur donner des mots magiques : recyclage, renouvelable, éolien, photovoltaïque, parc ; et, petit bonus Sud-Coréen, marémotrice. Et puis système d'aspiration automatique des déchets dans le sol avec envoi pneumatique dans une usine de traitement, incinération et récupération de l'énergie pour le chauffage.

Ici, dès qu'il s'est agit de savoir si la crise avait affecté le programme, la réponse était peu ou prou, "moins que Dubaï". La vision est plaisante, mais comme je le disais dans un tweet, on se demande où est le Ghost In The Shell, l'âme dans l'intelligence artificielle, le grand coordinateur du projet.

Quoi qu'il en soit, les deux projets - smart cities et u-cities coréennes - pourraient bien un jour débouler chez nous. Dans les deux cas, des entreprises ont été créées pour faire du conseil autour de l'aménagement de ce type de citées. On imagine que ces marchés potentiels pouront aussi intéresser les géants occidentaux de la gestion immoblière ou des spécialistes des services publics ou "utilities" comme Veolia, Suez, etc.

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