La smart city, un concept encore inconnu des citoyens britanniques

Par 22 juillet 2015
Les Britanniques et la ville connectée

Une nouvelle enquête britannique pointe l’absence d’information des citoyens outre-Manche. Ces derniers ignorent l’existence de la plupart des initiatives liées à la smart city dans leur ville, voire n’en comprennent pas l’utilité.

La participation des citoyens à la smart city est un enjeu majeur, tous les spécialistes le soulignent. Mais encore faudrait-il que ces citoyens soient conscients des projets mis en place et de la notion même de smart city. Ce qui serait loin d’être le cas d’après une nouvelle étude menée par l’entreprise de télécom britannique Arqiva, de concours avec YouGov. Les experts des deux entreprises ont interrogé plus de 2 000 Britanniques  pour connaître leur vision de la ville de demain.

Première surprise : le concept de smart city demeure très flou pour une grande partie des sondés. 1 sur 4 était incapable de citer un seul bénéfice lié à la ville intelligente. Quant aux trois quarts restants, une grande partie considère que le principal objectif de la smart city est d’aller vers une meilleure qualité de vie pour les résidents.

96 % des Britanniques ne connaissent pas de projets smart city

Et le flou qui entoure le concept se propage aux projets mis en place localement. 96 % des Britanniques interrogés ignorent si des initiatives liées à la smart city ont été mises en place dans leur commune ou leur région. Pourtant les projets ne manquent pas. On pourrait citer l’exemple de Nottingham citée comme modèle de la smart mobility. « Il y a, semble-t-il, un manque de compréhension des progrès réalisés par les villes du Royaume-Uni. En conséquence, près de la moitié de nos concitoyens (48 %) pensent que les smart cities dans le pays ont plus de cinq ans de retard » se désole un des responsables de l’étude, Sean Weir, dans son communiqué.

1 citoyen sur 4 ne connaît pas de bénéfices de la smart city

« Il faut que nous communiquions mieux pour expliquer précisément ce qui se passe et pourquoi les gens doivent s’en soucier », ajoute le directeur du développement chez Arqiva. C’est en effet bien le besoin de pédagogie que souligne l’étude : les projets de smart city ne peuvent se faire sans les citoyens comme le souligne régulièrement le professeur Carlos Moreno.

La bonne nouvelle : le sondage d’Arqiva met aussi en lumière un certain engouement des citoyens britanniques pour la smart city. Même si le concept reste assez flou et ses objectifs indéfinis, l’idée d’habiter une ville plus intelligente séduit les Britanniques interrogés. Un tiers des sondés entre 18 et 24 ans se disent même prêts à déménager dans une ville plus « smart ».

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