#smartcity : le vélo, une économie globale plus que juteuse

Par 04 février 2016 4 commentaires
Plus d'infrastructure et une culture pro-vélo dans les villes, source d'économie

À l’échelle mondiale, l’augmentation radicale de l’utilisation du vélo en ville ferait économiser 24 000 milliards de dollars à la société.

L’Institute for Transportation & Development Policy en partenariat avec la UC Davis publient un rapport qui invite les villes à favoriser la mise en place d’infrastructures pour encourager l’utilisation de vélos. Au delà de l’impact environnemental (11 % d’émissions de CO2 en moins d’ici 2050 selon leurs estimations), augmenter radicalement les déplacements en vélos en ville permettrait une économie globale à hauteur de 24 000 milliards de dollars. Pour arriver à ce chiffre, les chercheurs ont pris en compte une quantité de variables publiques et privées allant de l’impact sur le coût de la santé et les coûts d’opération pour les villes. « Les municipalités pourraient réaliser des économies en matière d'infrastructure. Un exemple simple : la réduction de la demande en espace de stationnement pour véhicules », explique Lewis Fulton, co-auteur de l'étude.Statistiques sur l'utilisation du vélo en ville

En gris, le pourcentage de trajets urbains réalisés à vélo en maintenant les infrastructures telles qu'elles sont aujourd'hui. En vert, le pourcentage potentiellement atteint si un changement radical est opéré (« e-bike » faisant référence au partage de vélo)

Développer les pistes cyclables et les parkings à vélos

Développer les infrastructures pour les cyclistes, c’est d’abord augmenter le nombre de pistes cyclables dans les villes, tout comme le nombre de porte-vélos et de parkings. C'est aussi mettre en place des systèmes de vélos partagés. Plus qu’un aménagement urbain « pro-vélos », il est aussi question de culture. « Réussir à faire augmenter le ratio de vélos par habitant passe par montrer aux cyclistes qu'ils peuvent circuler à vélo en toute sécurité. Il existe également un effet d'entraînement. Prenons l'exemple de Paris, la mise en place du vaste réseau de partage Vélib’ a largement contribué à l'utilisation de plus en plus répandue de vélos dans la capitale française. Dans cette même optique, fermer l'accès aux voitures dans certaines rues le weekend pour inciter les citadins à apprivoiser le vélo en ville apparaît comme une excellente initiative », poursuit Lewis Fulton.

Embouteillage de vélos à l'heure de pointe sur le pont Dronning Louises Bro à Copenhague

Les villes émergentes se montrent pionnères

Par villes emblématiques du vélo, on associe généralement Amsterdam et Copenhague. On aurait pourtant tort de penser que les pays européens - exception faite des Pays-Bas et du Danemark, constituent des modèles en matière de transport à vélo. En France, par exemple, seuls 2 % des trajets urbains sont effectués à vélo selon les chiffres du rapport. Les États-Unis et le Canada, où les trajets en vélos représentent seulement 1 % des déplacements urbains, ne font pas non plus figures de bon élève. Dans leur étude, Lewis Fulton et ses collègues remarquent les avancées de certaines métropoles des pays émergents. C’est notamment le cas de Bogota en Colombie où la part des vélos serait passée de 0 à  5% en quelques années seulement et devrait atteindre rapidement les 10 % selon les prédictions des chercheurs. Le maire, Enrique Peñalosa, aurait notamment beaucoup contribué la multiplication d’infrastructures en faveur des cyclistes.

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4 Commentaires

" inciter les citadins à apprivoiser le vélo " c'est du psychologisme.
je tiens à dire que transporter des affaires n'est pas facile à vélo, que l'on ne vas pas loin à vélo et pas en toutes saisons. La moto ou le scooter pourraient permettre d'aller plus vite sans l'encombrement des voitures. Dans l'avenir peut-être qu'un robot conduira à notre place ou que nous porteront des lunettes pour piloter des drones qui voyagerons à notre place. Ou bien serons-nous devenus blasés et inutiles et il sera temps de préparer notre dernier voyage.

Peut-être parlerons-nous un jour de ctte corruption du gouvernement avec le lobby communautaire des écoles de conduite dans l'accès aux véhicules à moteurs. Par leurs abus tarifaires et leurs méthodes non sanctionnés, ils ont poussé plus de gens sur des vélos ou des rollers, le covoiturage, les trains et tramways, mais aussi à la conduite sans permis ou avec de faux permis. Cela a augmenté la précarité, le nombre d'accidents et la colère populaire. Moins de voitures et motos c'est moins d'entreprises, moins de rentrées fiscales, moins de tourisme et de ventes. Le choix, l'avancée du vélo, tout comme celle de la mode du micro habitat et du bureau nomade, cache les réels problèmes économiques et politiques de ce pays.

Soumis par Jean nore (non vérifié) - le 09 février 2016 à 04h14

Bonjour, l'article explique sur quels postes de dépenses ont été calculées les économies qui seraient réalisées par le développement du vélo. Il y a 4 fois plus de vélos en Allemagne qu'en France, je pense que l'économie Allemande s'en porte mieux. Le vélo est une bonne solution pour les déplacements urbains ou vélotaf de distance limitée. Pour augmenter le rayon d'action, alors pourquoi pas opter pour l'assistance électrique. Vous avez peur de chuter, vous voulez aussi faire du transport, alors allez donc faire un tour du côté des trikes (tricycles couché), je vous invite à voir le kettwiesel de HASE BIKES et son coffre roller bag jusque 100 litres de capacité. En matière de transports, aujourd'hui on effectue des déménagements de courte distance à vélo, avec des plateformes pouvant accueillir jusqu'à 300kg de charge. Le vélo est un vecteur de sport-santé et mobilité douce, il contribue à rendre la ville paisible, et améliore la qualité de l'air. La moto et le scooter sont des véhicules dangereux, trop rapides pour des pilotes qui n'ont pour protection que le casque. Dans mon seul entourage proche, je connais 4 personnes qui ont fait une très mauvaise chute, et 2 personnes mutilées à vie. Je suis en accord avec l'article, et en désaccord profond avec le commentaire de Jean. Philippe. Ambassadeur du développement durable pour la région NPDCP.

Soumis par Philippe FOURMESTRAUX (non vérifié) - le 09 février 2016 à 07h35

Monsieur Jean Nore,

il me semble à vous lire que vous n’êtes vraiment pas au fait de ce qu'il est possible de faire avec un vélo en ville. pour info le vélo c'est pas que celui que vous voyez sur rance télévision l'été hein !
Vous ne devriez pas parler de ce que vous ne connaissez pas.
" transporter des affaires n'est pas facile ? " Sortez un peu, et voyez toutes les solutions qui existent, remorque jusqu'a 300Kg, portes bagages, sacoches, vélo cargo...
"On ne vas pas loin" ? vous en etes sur? certains ont fait le tours du monde en vélo... jamais entendu la même chose en voiture...
"Pas en toute saisons" ? ah bon, pourtant aux Pays-bas et au Danemark ils roulent même sous la neige. Et ici chez moi en BZH j'imagine mal dire mon patron que je ne peu pas venir parce qu’il pleut. il n'y a pas de mauvaise météo, mais un mauvais équipement c'est tout.

Donc avant de tenir un discourt aussi négatif, veuillez éteindre votre télé, lever votre gros popotin de votre canapé, et regardez un peu autour de vous. Parce qu’a la lecture de votre commentaire, je vous imagine très bien comme c'est gens qui refont le monde au font de leur canapé, une bierre a la main, et le ventre qui dépasse de votre haut de survêtement... mais ce n'est que mon imagination, je ne me permettrai pas de parler de vous, car je ne vous connais pas.
Par contre, si vous avez d'autres arguments aussi ridicules, je serais ravis de vous les corriger de nouveau.
A bon entendeur, un cycliste de tous les jours.

Soumis par Grotier (non vérifié) - le 22 février 2016 à 12h16

Et justement, un documentaire en cours de réalisation sur les solutions qui existent pour utiliser le vélo comme moyen de transport au quotidien, et donc transporter des enfants ou des courses:

"LESS CAR MORE GO"
https://www.youtube.com/watch?v=i-KdntDIvgU

Soumis par Votrenom (non vérifié) - le 22 février 2016 à 12h30

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