Transports : Le smartphone permet d'évaluer l'affluence en temps réel

Par 26 janvier 2016 2 commentaires
Voyageurs dans un bus et smartphone

Des chercheurs de l’université de Washington ont inventé un système pour capter les ondes Wi-Fi et Bluetooth dans les transports en commun afin d’y évaluer l’affluence.

Lors de la réunion annuelle du Transportation Research Board de Washington le 11 janvier dernier, des universitaires ont présenté une technologie qui détermine en temps réel le nombre de voyageurs présents dans un véhicule. Un simple capteur, placé dans un bus, détecte l’adresse associée à chaque téléphone portable et fourni des données suffisantes pour savoir l’heure et la station à laquelle entre et sort le smartphone. Si ce système est généralisé, il pourrait aider les enquêteurs qui jusque-là basaient leurs études sur des questionnaires donnés aux voyageurs et sur la comptabilisation du nombre de tickets et de cartes validées à l’entrée des transports. Il serait ainsi plus aisé de connaître les heures de grande affluence pour ajouter des bus, ou les stations les plus prisées pour mettre en œuvre une politique de désengorgement du réseau.

Affluence - Transportation Research Board

Mais plusieurs problèmes se posent aux ingénieurs qui ont d’ores et déjà résolu le fait de ne capter que les ondes émises depuis l’intérieur du bus et pas celles d’à côté. Les capteurs ne détectent en effet que les personnes avec un Wi-Fi actif et un Bluetooth public. Il faut donc pouvoir capter une borne Wi-Fi des alentours – peu aisé dans la rue – et accepter que tout le monde puisse accéder à son téléphone en ne verrouillant pas son accès Bluetooth. Enfin, les enfants et les personnes âgées sont des populations moins susceptibles d’utiliser un smartphone. Ils pourraient donc simplement ne pas être pris en compte lors des enquêtes. Autant de défis à relever pour les chercheurs afin de couvrir un spectre de voyageurs large et se rapprocher au mieux du nombre réel de personnes dans les transports.

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2 Commentaires

'Si ce système est généralisé, il pourrait aider les enquêteurs qui jusque-là basaient leurs études sur des questionnaires donnés aux voyageurs et sur la comptabilisation du nombre de tickets et de cartes validées à l’entrée des transports.'

Ce qui n'a pas changé c'est justement ce qui est comme nécessité d'une enquête, ce qui a changé, c'est la conception et la perception de cette enquête par le fait que cette enquête est donnée dans une nouvelle ere ou la technologie permet certaines choses. Notre conception et notre perception de la réalité sensible évolueront aussi longtemps qu'évolueront les catégories de notre entendement. Ce qui est fait aujourd'hui était possible hier, mais hier l'entendement ne pouvait pas le concevoir car il n'était pas encore donné dans la connaissance. Nous percevrons et concevrons la réalité dans et par les concepts de notre temps.

Soumis par Clement Gavi (non vérifié) - le 27 janvier 2016 à 21h33

Tout à fait d'accord avec le commentaire précédent, c'est le changement de nos représentations qui change, pas vraiment notre capacité à faire de la "technologie". Les fameuses technologies sont toujours disponibles des années avant leur implémentation. Aujourd'hui on parle de NBIC, alors que toutes les technos sont déjà sur étagères... :)

Soumis par Valérian (non vérifié) - le 28 janvier 2016 à 00h06

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