Le smartphone, un interprète tout-terrain pour les militaires américains

Par 09 août 2010
Mots-clés : Smart city, Moyen-Orient

Des chercheurs américains ont mis au point un système de traduction sur smartphone, pour faciliter la communication entre l'armée et les populations non-anglophones, en Afghanistan.

La traduction tout-terrain (et en zone de guerre) sur smartphone, c'est pour bientôt. Pour pallier le manque croissant de traducteurs humains en milieu militaire, une équipe du NIST - Institut National des Standards et des Technologies - a mis au point une application de traduction sur mobile, que l'on peut utiliser sans avoir besoin de recourir à une connexion wi-fi ou à un accès Internet classique. L'objectif est de permettre aux militaires déployés sur le terrain d'être plus autonomes dans leurs communications avec les populations locales. En pratique, l'application fonctionne déjà sur Nexus One, le smartphone de Google et sous Androïd, le système d'exploitation développé par le géant de l'Internet. Les langues à traduire diffèrent tout naturellement suivant les terrains d'opérations. En Afghanistan, ce sont le Pashto et le Dari qui sont mis à l'honneur.
Des mots enregistrés par le personnel militaire et les populations locales
Une fois en situation, l'utilisateur, en l'espèce un militaire américain, doit disposer le téléphone en direction de celui qu'il souhaite comprendre. Lorsque l'individu s'exprime, le système effectue une reconnaissance vocale automatique. Il reconnaît les mots et les transforme en fichier texte. Puis il traduit le dit fichier texte dans la langue souhaitée avant de le restituer sous une forme orale. Pour parvenir à un tel résultat, l'application utilise un vocabulaire enregistré préalablement (accents locaux compris) par le personnel militaire et des personnes parlant le Pashto et le Dari.
Des microphones intégrés dans l'appareil
Pour capter les sons, le smartphone embarque des microphones adéquats. "Des microphones qui sont capables de séparer la parole des bruits environnants, comme le ferait un  microphone accroché sur un individu", précise à L'Atelier Craig Schlenoff, responsable du projet. Seul impératif technique, l'application nécessite une carte mémoire plus importante que celle déjà disponible par défaut sur le Nexus One. Encore au stade expérimental et dédié à une utilisation purement militaire, il ne dispose que d'un vocabulaire spécifique à ce secteur. Toutefois, "il pourrait être développé et trouver sa place auprès du grand public, lors de voyages à l'étranger par exemple", conclut le responsable du projet.

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