Le SMS conserve une place de choix dans le marketing mobile

Par 04 janvier 2011
message SMS

Le volume de ces messages courts ira croissant en 2011. D'où la nécessité de ne pas les négliger pour les marketeurs, en parallèle d'autres canaux populaires comme la publicité via des applications.

Le SMS garde une place prépondérante auprès des utilisateurs, note ABI Research dans une étude. Selon ses prévisions, ce sont plus de 7 billions de messages textes qui seront échangés en 2011, pour un parc de plus de 4 milliards d’abonnements. En parallèle de l'engouement pour les smartphones et les applications mobiles, il semble du coup que ces courts messages restent toujours un canal de communication sur lequel miser. "Tout à fait", répond à L’Atelier Loïc Pailler, co-fondateur de l’agence UserADgents, spécialisée dans le marketing direct sur mobile. "Le progrès des applications mobiles ne cannibalise en rien le SMS, puisque l’on constate que de plus en plus d’annonceurs s’y mettent aujourd’hui", explique-t-il. Avant de préciser : "autant l’emailing finira par connaître ses limites, dans le domaine du marketing, autant le SMS a un bel avenir devant lui".

Un message simple, pouvant renvoyer vers du contenu plus riche

La raison en est simple : les applications mobiles permettent selon lui de proposer aux consommateurs un réel service, quand le SMS appelle une publicité plus immédiate. Mais les messages textes peuvent également être utilisés par les publicitaires comme un vecteur vers du contenu plus riche. "Aujourd’hui, on ajoute des liens vers des sites ou vers des applications, pour faire le pont, et rechercher une complémentarité des supports", note-t-il. Les auteurs de l’étude expliquent par ailleurs que le caractère universel du SMS lui donne toute sa force. Le nombre de personne possédant un téléphone nomade étant bien supérieur à celui des individus en possession d’un ordinateur, par exemple.

Eviter le caractère intrusif

Un point avec lequel s’accorde Loïc Pailler, pour qui l’avantage principal de ces messages est justement qu’ils permettent aux annonceurs de toucher la totalité de leur cible. Ce, dans une approche de communication dite "one to many". "Désormais, il est possible de mesurer l’efficacité de ce type de campagnes, ce qui renforce encore ce canal de communication", indique-t-il. Le tout, évidemment, sans oublier de donner le dernier mot au consommateur, afin d'éviter tout caractère intrusif. Dernier point : le MMS peine encore à se populariser auprès des annonceurs, d’abord pour son coût, et aujourd’hui pour les problèmes de compatibilité avec certains ordiphones, note le spécialiste.

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