Les SMS méritent aussi leur tri sélectif

Par 20 août 2009

Pour lutter contre l'envoi de messages non sollicités, des chercheurs proposent de combiner un outil d'analyse des messages doublé d'un système pour différencier les expéditeurs humains des machines.

Les opérateurs de téléphonie mobile devraient se mettre aux questions/réponses pour lutter contre les SMS abusifs. Dans le monde des services sur le web, les CAPTCHA (Completely Automated Public Turing test to tell Computers and Humans Apart) sont déjà des classiques. Ces derniers sont censés séparer les humains des ordinateurs, et ainsi éviter des inscriptions frauduleuses sur des sites, des forums, des formulaires dédiés aux commentaires, etc. Ils pourraient donc s'avérer utiles dans le monde du message court. C'est l'idée de trois chercheurs d'universités britanniques (*).
8 SpaSMS par semaine
Ceux-ci rappellent qu'en 2008, un mobinaute chinois a reçu un peu plus de 8 SMS non désirés par semaine. Et que dans des pays comme la Corée et le Japon, le spam par mobile fait partie du quotidien. Après avoir analysé les différentes techniques de lutte contre le spam (liste blanche, liste noire, etc.), ils ont estimé que la solution pourrait passer par la combinaison d'un système de filtrage de contenu, et d'un Captcha (texte, audio ou image). Le processus de tri fonctionnerait ainsi : le SMS passe par le filtre, qui le classe selon trois catégories : normal, incertain et SpaSMS (SMS pourriel).
Vers une paralysie des réseaux
Ceux qui aboutissent dans la première sont envoyés au destinataire, alors que ceux qui finissent dans la dernière sont détruits. Les messages au purgatoire vont eux déclencher l'envoi d'un Captcha. Les chercheurs reconnaissent que leur système a plusieurs défauts : il nécessite l'envoi de deux messages par SMS incertains. Et dans le cas où trop de messages seraient classés dans cette catégorie, cela pourrait avoir des conséquences non négligeables sur le réseau. Sans compter que beaucoup de systèmes de filtrage de contenu se méfient des abréviations qui sont malheureusement monnaie courante dans le monde des SMS.
(*) Ji Won Yoon et Jun Ho Huh à Oxford, Hyoungshick Kim à Cambridge 

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