Social Gaming : Booyah sur les traces de Zynga

Par 16 juillet 2010 1 commentaire

Avec MyTown et NightClub City, la start-up américaine pourrait bien connaître une notoriété équivalente à celle de l'éditeur de jeux 2.0 sur réseaux sociaux et éditeur de FarmVille.

Booyah ne profite pas encore de la même renommée que Zynga ou FourSquare dans la Silicon Valley. Mais si l'on parle de leurs deux applications, MyTown et NightClub City, il est clair que c'est parce que Booyah est en train de devenir un concurrent de premier ordre. La start-up a été créée il y a un an à Palo Alto, dans le but de "proposer de nouvelles formes de divertissement aux consommateurs en combinant des éléments du monde réel et numérique". L'équipe dispose d'un sérieux bagage dans l'industrie du jeu : Keith Lee, son PDG, était auparavant producteur chez Blizzard de Diablo III, et d'autres membres ont travaillé pour World of Warcraft. Booyah a déjà fait ses armes sur deux plates-formes très convoitées : l'iPhone et Facebook. Cela non pas seulement en termes de nombre d'utilisateurs actifs (2,5 millions pour MyTown et 4,5 millions pour NightClub City), mais aussi au niveau de l'engagement (temps passé et activité de l'utilisateur).
MyTown, un monopoly grandeur nature
Et en revenus générés via la publicité et les biens virtuels. Si on regarde ces deux applications dans le détail, MyTown se présente comme un "monopoly grandeur nature" : l'utilisateur peut se localiser dans des endroits réels, et en devenir "propriétaire". Puis en gérer la propriété en ponctionnant des loyers aux personnes qui se signalent, et en y apportant des améliorations. MyTown a été lancé aux USA sur l'iPhone et l'iTouch et a atteint 2,5 millions d'utilisateurs en six mois, ce qui est un très bon résultat en comparaison des autres solutions basées sur la localisation. De son côté, NightClub City n'a été mis sur le marché qu'il y a deux mois, et sans fanfare publicitaire (Booyah a juste publié un post de blog pour le rendre officiel). Mais il a déjà atteint 4,4 millions d'utilisateurs actifs.
Une chaîne de distribution d'indie music ?
Le jeu est simple : l'utilisateur est le manager d'un club dont il peut choisir la musique, changer le décor, payer pour profiter de la présence de célébrités dans ses murs, et se rendre dans les clubs de ses amis pour achalander leur bar quand ceux-ci sont hors ligne. La passion de Keith Lee est DJing, qui n'est pas totalement étranger à NightClub City. Booyah aimerait impliquer la scène électronique dans son jeu. Et en faire une nouvelle chaîne de distribution d'indie music. Et cela paye : NightClub City a obtenu la récompense de meilleur social game sur Facebook en 2010, selon Inside Social Games. A noter que Booyah a obtenu 20 millions de dollars de l'Acsel en mai, ce qui laisse entrevoir une croissance rapide. Alors que Google vient tout juste d'investir dans Zynga, peut-être faut-il s'attendre à ce que Microsoft s'intéresse à Booyah.

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1 Commentaire

Je pense que booyah serait plus comparable a un foursquare qu'a un editeur traditionnel de jeux sociaux. Il est en pleine coherence avec le nouveau mode rendu celebre par loic lemeure Solomo !

Soumis par Jeux sociaux publicitaires (non vérifié) - le 13 novembre 2011 à 13h47

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