La société pere-noel.fr continue à faire parler d’elle

Par 02 juillet 2003
Mots-clés : Future of Retail, Europe

La société de vente en ligne pere-noel.fr semble attirer sur elle les foudres économiques et judiciaires. Placée en liquidation judiciaire le 10 juin après un mois d’observation, elle avait été ...

La société de vente en ligne pere-noel.fr semble attirer sur elle les foudres économiques et judiciaires. Placée en liquidation judiciaire le 10 juin après un mois d’observation, elle avait été déclarée en redressement judiciaire le 5 mai par son PDG Thomas Chauvet, ayant accumulé un passif de 2,5 millions d’euros malgré un chiffre d’affaires de 22 millions d’euros en 2002 (voir Lettre de l’Atelier du 15 mai et du 11 juin 2003).

Mais pere-noel.fr ne subissait pas que des déboires financiers : les frères Alexandre et Grégoire Fur, fondateur de la société, sont également sous le coup d’une inculpation suite aux 1 200 plaintes déposées contre eux pour publicité mensongère par des internautes mécontents, et devront comparaître le 18 septembre prochain devant le tribunal de Saint-Étienne. Aujourd’hui écartés des rennes de l’entreprise, dont ils possèderaient tout de même encore 35 %, les deux sulfureux personnages sont à nouveau cités dans une affaires de travail dissimulé.

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi 27 juin la société, ainsi que ses deux ex-dirigeants, pour avoir fait travailler une quinzaine de personnes, déclaré comme salariés de e.market on line, à des tâches de ventes concernant pere-noel.fr. L’entreprise devra s’acquitter de 15 000 euros d’amende, tandis que les frères Fur sont condamnés à 10 000 euros d’amende.

Pere-noel.fr avait prévu de racheter e.market on line, et le tribunal a donc considéré que cette dernière société était devenu de fait une entreprise secondaire de pere-noel.fr. e.market on line n’étant pas déclaré au registre du commerce de Paris, tout comme le transfert du siège social de pere-noel.fr de Neuilly-sur-Seine à Saint-Étienne n’était pas inscrit à celui de Nanterre, le délit de travail dissimulé est donc avéré. Le tribunal avait également noté qu’il n’existait qu’un registre du personnel pour les deux sociétés.

(Atelier groupe BNP Paribas – 02/07/2003)

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