SoCloz veut automatiser l'usage du web au service du commerce "en dur"

Par 27 janvier 2012 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Europe
ordinateur dans un caddie

La plate-forme affiche les prix d'une cinquantaine d'enseignes et est en train de se tourner vers les magasins indépendants. Mais SoCloz a dû vaincre certaines résistances pour imposer son concept.

 

"La V2 du e-commerce". C’est ainsi que Jérémie Herscovic qualifie le concept à la base de sa plate-forme SoCloz.fr. L’idée ? Fournir les catalogues, les prix et la disponibilité des produits de magasins « en dur » afin d’informer l’acheteur avant que celui-ci ne fasse le déplacement pour acheter en connaissance de cause. Ce que l’on appelle le ROPO : Research Online Purchase Offline. SoCloz.fr ne vend donc rien mais fournit des informations à jour censées éviter les mauvaises surprises à l’acheteur. « Aujourd’hui, pour un magasin qui a aussi un site d’e-commerce, les prix en ligne ne sont pas toujours les mêmes qu’en boutique, même chose pour l’assortiment » explique Jérémie Herscovic. Certains sites, comme celui de la Fnac par exemple, pratiquent parfois des promotions qui n’ont pas cours dans les magasins.

Mise à jour automatique

SoCloz se focalise donc sur les magasins physiques avec l’idée que le Web, en matière de commerce, peut être autre chose qu’un canal de vente supplémentaire. La plate-forme fournit des informations sur les prix d’une cinquantaine d’enseignes (BHV, Conforama, Galeries Lafayette, Etam, Nature et Découvertes, The Kooples), soit près de 6000 magasins géolocalisés. Comment ? Par une interface informatique entre les bases de données des magasins et SoCloz. « Chaque fois que quelque chose change dans leurs bases, c’est mis à jour sur le site ». Il a néanmoins fallu convaincre les enseignes, réticentes au départ : « Elles ne voyaient pas la valeur ajoutée qu’il y avait à voir des prix avant d’aller acheter sur place ; elles étaient encore dans une stratégie de vente multicanal. » Les choses ont évolué et SoCloz.fr, qui a commencé par nouer des partenariats avec de grandes enseignes à forte notoriété se tourne déjà vers des magasins indépendants (comme MenLook).

L’actualisation des données, un impératif

D’autres sites proposent ce genre de service, comme Prixing. Mais là, ce sont les internautes qui envoient l’information sur les prix, en scannant les produits avec leurs mobiles. « Tous ces services redonnent du pouvoir aux consommateur », estime Jérôme Gayet, consultant en business développement. « Un client devient plus informé que le marchand lui-même puisqu’il peut vérifier les prix et la disponibilité des produits chez les concurrents ». Et avec les versions mobiles de ces plates-formes, le client peut même montrer au marchand ce que font les autres magasins… Un impératif toutefois : l’actualisation des données, sans laquelle le ROPO n’a plus grand intérêt. C’est pour cela que SoCloz, par exemple, n’accepte pas de partenaires dont les mises à jour se font moins d’une fois par jour.

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1 Commentaire

Bonjour,
Une petite précision concernant Prixing: 95% des prix proviennent de nos technologies de relevé automatique des assortiments de magasins locaux. Le reste provient en effet des contributions de nos utilisateurs qui nous permettent d'être présent sur certaines enseignes non connectées à notre système.
Cordialement,
Eric Larchvêque
Prixing

Soumis par elarch - le 30 janvier 2012 à 15h20

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