Pour soigner, la réalité virtuelle s'inspire du quotidien

Par 02 décembre 2008 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Europe

L'environnement 3D de Previrnec ne propose pas d'exercices abstraits aux patients qui souffrent de lésions cérébrales : il les plonge dans des lieux du quotidien pour favoriser la récupération de leurs capacités.

La réalité virtuelle rend les exercices de réhabilitation plus simples et engageants pour les personnes qui souffrent de lésions cérébrales après un accident. Notamment en mettant en place des environnements ludiques. Pour les responsables du projet Previrnec, la priorité est de plonger le patient dans son quotidien. Il développe un environnement en trois dimensions dont le but est de permettre à des personnes ayant subi des dommages cérébraux de recouvrer certaines de leurs capacités en étant plongées dans des situations banales comme ranger des aliments dans un réfrigérateur ou préparer un plat. Le tout, depuis un cabinet médical et sous l'œil d'un praticien, puisque les univers en 3D reproduisent ces environnements.
Se souvenir des tâches du quotidien
Ces différentes tâches, difficiles à reproduire dans un environnement médical, visent à permettre au patient de travailler sur ses capacités à planifier, séquencer une activité en plusieurs étapes, hiérarchiser et utiliser sa mémoire. Selon les responsables du projet, de tels environnements favorisent le souvenir d'automatisme chez les personnes accidentées. Les praticiens peuvent personnaliser le programme en fonction des besoins du patient depuis une interface web qui leur est dédiée : choix des exercices, suivi des performances... Le niveau de difficulté s'ajuste également en fonction des résultats enregistrés par la personne lors de sa dernière séance.
De la 3D pour favoriser l'empathie
L'initiative est encore en cours de développement. Celle-ci est dirigée par trois centres de recherche espagnols, l'institut Guttmann, le centre de recherche en ingénierie biomédicale et le département orienté logiciel de l'école Polytechnique de Catalogne. En France, Succubus Interactive développe un projet de jeu sérieux dans un environnement en 3D qui n'est pas dédié aux personnes handicapées mais à leur entourage. La plate-forme fonctionne comme celle de l'UPC, sauf qu'elle plonge le volontaire dans un environnement qui ressemble à celui que perçoit un individu malvoyant. Un exercice inverse qui permet une meilleure appréhension du quotidien de ces personnes.

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1 Commentaire

Peut-on appeler Réalité Virtuelle l'utilisation d'un simple PC...
Arrêtons d'usurper ce terme !

Soumis par AlexTacTac (non vérifié) - le 03 décembre 2008 à 14h17

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