Les solutions de cloud publiques ne sont pas en reste

Par 11 février 2011
Nuage

Les solutions hébergées dans les nuages et dites publiques seront de plus en plus plébiscitées par les entreprises de service ou les médias. Mais certains secteurs comme la santé ou la finance restent réticentes à les adopter.

En 2009, les revenus des fournisseurs d'infrastructures dites publiques de cloud computing  s’élevaient à plus de 11 milliards de dollars. Et ils devraient augmenter de plus de 20 % par an jusqu’en 2014 pour atteindre environ 30 milliards de dollars, révèle une étude menée par IDC. Cela, aux Etats-Unis. Un succès dû en grande partie par l'adoption de ces solutions par les secteurs des services, de la  communication, des médias et de l’industrie manufacturière. L'industrie du service, en particulier - dans le transport, la vente au détail, les services pour les professionnels… - est celle qui génèrera la plus grande demande, en raison du nombre important de petites et moyennes structures qui s'intéresseront aux systèmes dans les nuages pour stocker leur information.

Quantifier le marché

Elle représente déjà 3 milliards de dollars, d'ailleurs, et devrait dépasser les 8 milliards en 2014. Selon les consultants, il est du coup nécessaire que les fournisseurs prennent bien la mesure de la diversité du marché afin de proposer des offres adaptées. Pour le moment, ce sont les solutions sous forme d'applications qui sont les plus plébiscitées : elles représentaient plus de la moitié des revenus en 2009. Cette part devrait diminuer pour ne représenter qu'un tiers dans trois ans, laissant la place aux infrastructures logicielles.

Des limites au niveau de la sécurité ?

Reste que le cloud public se heurte encore à plusieurs limites. Les gouvernements, les banques, mais également le secteur de la santé sont encore réticents à utiliser ces serveurs distants. Ils considèrent que la sécurité n’est pas encore optimale pour accueillir des données relevant de la vie privée ou de la sécurité nationale. Le rapport souligne en effet que les données stockées par le secteur médical ne devraient représenter que 5 % du total du cloud public en 2014.

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