Quelles solutions face à la montée en puissance de l'off-shore IT ?

Par 29 mars 2004

D'ici six ans, le quart des emplois high-tech aux Etats-Unis sera outsourcé dans des pays comme l'Inde ou la Chine. C'est le constat que dresse le Gartner Group, considérant le développement de...

D’ici six ans, le quart des emplois high-tech aux Etats-Unis sera outsourcé dans des pays comme l’Inde ou la Chine. C’est le constat que dresse le Gartner Group, considérant le développement de l’off-shore comme la grande tendance du secteur informatique.

Même bilan chez les autres cabinets d’études : Forrester Research prévoit que d’ici 15 ans 3,3 millions d’emplois high-tech aux Etats-Unis seront partis dans des pays au niveau de vie plus faible. Deloitte Research parle de 275 000 emplois transférés des Etats-Unis vers l’Asie dans le secteur des télécoms en 2005.

Selon les spécialistes, les solutions pour pallier cette tendance ne sont pas très nombreuses. Du point de vue de l’emploi, Gartner estime que certains licenciés aux Etats-Unis pourraient trouver de nouveaux emplois dans des rôles d’intermédiaires entre les pays étrangers où les services informatiques seront produits et le pays où les grandes entreprises les recevront. Une niche sur laquelle le cabinet d’étude ne donne toutefois pas de chiffres.

Second point, la législation. Au début du mois de mars, le député démocrate Chris Dood a été à l’origine d’un amendement voté par 70 sénateurs contre 26 stipulant que les taxes publiques ne pouvaient servir à favoriser l’off shore, ce qui implique que tous les contrats informatiques impliquant le gouvernement ne pourront être mis en œuvre par ce type d’outsourcing. Reste à savoir si le gouvernement américain mettait en place une taxe pénalisant purement et simplement les sociétés souhaitant gagner de l’argent par le biais de l’off shore. Certains sénateurs le préconisent…

(Atelier groupe BNP Paribas - 29/03/2004)

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