Sony Ericsson s’active pour sortir de la zone rouge

Par 25 juin 2003

La coentreprise déficitaire de l’équipementier en matériels de télécommunication Ericsson et de la multinationale Sony, Sony Ericsson, a annoncé mardi dernier une série d’initiatives pour ...

La coentreprise déficitaire de l’équipementier en matériels de télécommunication Ericsson et de la multinationale Sony, Sony Ericsson, a annoncé mardi dernier une série d’initiatives pour retrouver le chemin des bénéfices. Elle s’était fixée pour objectif de devenir rentable cette année et de s’octroyer 7 % à 10 % de part du marché mondial, mais n’a pas encore révélé si elle l’atteindrait. La société va donc stopper, pour le marché nord-américain, la fabrication des puces fonctionnant sous la norme CDMA (code division multiple access), cousine de la norme GSM particulièrement utilisée en Asie. La production de ce type de micro-processeurs utilisés pour télécharger des applications multimédia sur un téléphone portable, par exemple, va se poursuivre au Japon où l’activité est rentable. L’entreprise devrait se concentrer sur la norme GSM, ainsi que sur les futurs réseaux de troisième génération (3G). Sony Ericsson va par ailleurs fermer un centre de recherche et développement à Munich, en Allemagne, et les activités vont y cesser progressivement. Dans un autre centre, en Caroline du Sud, aux Etats-Unis, 500 emplois vont être supprimés. Depuis le premier trimestre 2003, le joint-venture a vu sa part du marché mondial passer en dessous de 5 %, selon le cabinet d’études technologiques Gartner Dataquest. Ericsson, qui a également subi de lourdes pertes en 2002, tente lui aussi de revenir à l’équilibre budgétaire. L’équipementier a annoncé qu’il envisage de confier ses services d’applications informatiques en sous-traitance à l’américain IBM. Le groupe n’a donné aucune indication concernant les modalités financières de l’accord, qui devrait être finalisé au troisième trimestre 2003, mais un contrat similaire conclu récemment par Hewlett-Packard s’élevait à plusieurs millions d’euros. (Atelier groupe BNP Paribas – 25/06/2003)

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