Sony investit dans les puces IBM

Par 03 février 2004
Mots-clés : Smart city

Lundi matin, il était déjà question de l'intention de Sony d'investir 1,1 milliard de dollars dans la fabrication d'une puce nouvelle génération, destinée entre autres à équiper la Playstation 3...

Lundi matin, il était déjà question de l’intention de Sony d’investir 1,1 milliard de dollars dans la fabrication d’une puce nouvelle génération, destinée entre autres à équiper la Playstation 3. Baptisée Cell, cette puce se doit de devenir un "semi-conducteur qui ser(a) au cœur des appareils électroniques grand public numériques".
Ensuite, il a été officiellement annoncé que Sony investirait quelque 325 millions de dollars dans la capacité de production d’IBM, de manière à s’assurer de pouvoir répondre à la demande en puces Cell. Pour la division production de puces d’IBM, ce partenariat est une aubaine : le groupe touchera une partie de la somme convenue en 2004, et l’initiative de Sony pourrait inciter d’autres partenaires à la signature de tels contrats.
Des partenaires comme Microsoft, par exemple, non seulement concurrent de Sony sur le segment des consoles vidéo, mais aussi gros client d’IBM, qui travaille précisément à la conception d’une puce qui équipera la prochaine Xbox. En outre, ce contrat entre Sony et IBM pourrait signifier le début d’une toute nouvelle tendance, propre à l’industrie.
Il existe des centaines de fabricants de puces dont la production repose sur des fonderies indépendantes. De telles entreprises, dépourvues de sites de fabrication, pourraient bien chercher à conclure des arrangements avec les fondeurs pour prévenir toute pénurie de micro-processeurs. Une perspective non négligeable, lorsque l’on considère que la capacité de production des fondeurs est assez limitée, et que si le marché des puces grossit plus rapidement que prévu, un certain nombre d’entreprises pourraient se trouver en rupture de micro-processeurs.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas