Pour souscrire à de nouveaux crédits, les PME comptent sur le Web

Par 04 mai 2010
Mots-clés : Smart city

Outre-atlantique, les entreprises optent de plus en plus pour des solutions alternatives offertes par des acteurs non traditionnels via Internet. Un manque à gagner pour les établissements financiers dits ''classiques''.

Les petites et moyennes entreprises américaines se détournent des crédits bancaires traditionnels, pour se tourner vers des solutions alternatives personnalisées. C'est ce qu'indique une étude* du cabinet de recherches Celent, qui souligne le manque à gagner pour les établissements bancaires américains. "Plusieurs signes tangibles font penser que les PME cherchent actuellement d'autres moyens d'accéder au crédit", notent les chercheurs. Il s'agit de solutions d'emprunt alternatives basées sur les nouvelles technologies. Plusieurs plates-formes en ligne ont été lancées pour proposer aux entreprises une structure légale de transactions personnalisées, en pair à pair et par secteur d'activité.
Proposer une structure légale de transactions personnalisées
"Plutôt que d'attendre des changements de la part des institutions traditionnelles, les petites et moyennes entreprises recherchent de leur côté des opportunités financières", indique le rapport. Selon l'étude, ces plates-formes prennent en quelque sorte la forme de sites d'enchères, où les emprunteurs postent en ligne l'opération financière qu'ils comptent effectuer, et les termes de cette opération. En fonction du retour qu'ils obtiennent, ils acceptent ou non de souscrire à un crédit. "Ce modèle s'est étendu à l'ensemble des portails du Web qui réunissent les prêteurs et les petites entreprises, sous la forme de sites P2B (person-to-small business)", développent les chercheurs.
Obtenir des crédits jusqu'à 25 000 dollars
Ces derniers donnent un certain nombre d'exemples, comme le Lending Club, qui permet aux entreprises d'obtenir des crédits jusqu'à 25 000 dollars. Ou Prosper.com, qui déclare avoir d'ores et déjà généré des prêts pour une somme totale de plus de 180 millions de dollars. Ou enfin iBank.com, qui permet aux entreprises de stocker et d'organiser leurs données financières dans une base sécurisée, et qui propose une plate-forme identique où les emprunteurs peuvent rechercher le prêteur qui leur correspond le mieux. Le rapport note que des formes plus traditionnelles de financement entre les différents acteurs de la chaîne d'approvisionnement (fournisseur/client) ont également cours.
(*) The state of SME lending

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