Les spams n'ont aucune vie sociale

Par 30 août 2010 1 commentaire

D'après l'université de Göteborg, les filtres automatiques de messagerie peuvent améliorer la détection de courriers indésirables en s'appuyant sur les divergences dans les comportements sociaux des courriels.

Analyser le profil d'un message, et sa circulation sur le réseau permet de déterminer s'il est, ou non, d'origine frauduleuse. C'est l'une des conclusions principales d'une étude conduite par une équipe de chercheurs de l'université de Göteborg. Selon eux, le "comportement social" d'un courriel c'est-à-dire son parcours sur le Net et le type d'expéditeurs auxquels il est adressé varie selon qu'il est légitime ou malhonnête. "Les caractéristiques structurelles relevées au cours de notre expérience vont permettre de modéliser statistiquement la circulation des spams et donc d'améliorer leur détection" explique à l'Atelier.fr Farnaz Moradi, l'un des scientifiques. Selon la forme du réseau - licite ou non -, les scientifiques ont ainsi pu relever des divergences de comportements entre les acteurs qui s'y trouvent.
Pas de hiérarchie dans les connexions entre les destinataires de spams
Pour un groupe de messages qualifiés de "légitimes", les chercheurs ont mis à jour l'existence d'une certaine hiérarchie entre les acteurs - noeuds de connexions -. Dans ce type de communication, on retrouve un petit nombre d'échangeurs très connectés qui se transfèrent les messages, puis un nombre de plus en plus important de noeuds moyennement ou peu connectés. A l'inverse, cette différenciation d'échelle relationnelle est inexistante dans les groupes de courriers dits "indésirables". Aussi, en appliquant le principe du phénomène 'small world network' - petit monde –, où l'hypothèse est que chaque contact peut être relié à n'importe quel autre individu par une courte chaîne de relations sociales, les chercheurs ont prouvé que les contacts de 'courte distance' étaient plus fréquents dans des groupes de messages frauduleux.
Les spams sont associaux
" Dans ce réseaux de message frauduleux, il était peu courant que les amis d'une personnes soient aussi les amis d'autres contacts", précisent les chercheurs. Et de conclure : "notre étude a finalement prouvé que les messages légitimes adoptaient un comportement social, alors que les spams arboraient une attitude associable". A noter qu'une équipe de chercheurs de Berkeley et de l'université de San Diego avait quant à elle prouvé qu'il était possible de filtrer les messages indésirables en analysant les templates à partir desquels ils sont construits.

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1 Commentaire

Cette étude de l'université de Göteborg est-elle accessible ? Comment peut-on la consulter ?

Soumis par Pauline (non vérifié) - le 31 août 2010 à 10h28

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