Quand le spit menace nos téléphones IP

Par 27 septembre 2004

Tout le monde connaît le spam. Certains ont entendu parler du spim ou en ont fait l’expérience sur leurs messageries instantanées (voir à ce sujet notre article du 01.03.2004). Une nouvelle...

Tout le monde connaît le spam. Certains ont entendu parler du spim ou en ont fait l’expérience sur leurs messageries instantanées (voir à ce sujet notre article du 01.03.2004). Une nouvelle menace devrait ennuyer les actuels et futurs utilisateurs de la téléphonie sur IP : le spit. Encore en devenir, cette nouvelle nuisance ne devrait pas débarquer tout de suite, mais elle reste préoccupante au regard des effets dévastateurs qu’elle peut avoir. L’on estime aujourd’hui qu’un ordinateur peut être programmé de manière à envoyer 1000 messages par minute via la voix sur IP. Nos futures boîtes vocales offertes par la téléphonie sur IP devraient donc rapidement être envahies de messages indésirables, et certains utilisateurs pourraient faire l’objet d’attaques en déni de service ayant pour conséquence de mettre leur ligne hors service de manière permanente. De nouveaux soucis qui viendront avec la croissance du nombre de lignes IP. En 2003, les Etats-Unis ne comptaient par exemple que 131.000 abonnés de la téléphonie sur IP. Mais d’ici 2008, il est prévu que leur nombre atteigne les 17,5 millions. Un beau business pour les spécialistes en sécurité. Sauf que les techniques aujourd’hui utilisées pour bloquer les e-mails indésirables seront difficiles à appliquer à des messages vocaux, et à des termes « interdits ». Outre-atlantique, la société Qovia a mis au point une solution de filtrage qui ne laisse passer que les appels et les messages des contacts répertoriés par l’utilisateur… Une solution loin d’être idéale, pour les particuliers comme pour les clients entreprises ! Espérons que les experts planchent rapidement sur des solutions plus fiables. (Atelier groupe BNP Paribas – 27/09/2004)

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