Sport : les capteurs améliorent performances et esprit d'équipe

Par 29 octobre 2009
Mots-clés : Smart city

Afin de mesurer l'activité des sportifs, des chercheurs britanniques développent des capteurs corporels miniatures. D'autres sont posés au sol, pour étudier les interactions entre les membres d'une équipe.

Des projets comme ConText embarquent déjà les capteurs sur des vêtements pour réaliser un suivi en temps réel des performances des sportifs. Une équipe britannique poursuit sur cette lancée : elle a développé une batterie de capteurs miniatures portées par les athlètes ou placés sur le côté de la piste. L’équipement comporte des capteurs mesurant les informations biochimiques, l'activité cardiaque, encéphalographique, musculaire, etc. Ces derniers sont reliés à des outils de modélisation assistés par ordinateur et à un appareil d’entraînement. Baptisé Esprit*, le projet a pour but de contrôler les différents aspects de la performance physiologique des sportifs. Et donc d’adapter leur entraînement en conséquence.
Des capteurs miniatures et sans-fil
Il permettra en effet aux athlètes de mieux comprendre la manière dont ils progressent. L'information sera aussi particulièrement utile aux entraîneurs. Etant sans-fil et complètement intégrée, la technologie extraira des données en continu dans des circonstances d’entraînement normales. Les chercheurs ont également disposé des capteurs de piste, qui seront utilisés pour obtenir un compte rendu détaillé des mouvements des sportifs, mais aussi pour étudier les interactions entre les différents membres d’une équipe durant l’entraînement. "Nous espérons que le projet permettra une avancée importante dans le design des biocapteurs et une analyse plus fine des changements physiologiques impliqués par l’entraînement et la compétition".
Les JO comme objectif
Voilà ce qu'explique Guang-Zhong Yang, directeur du projet. Un avantage compétitif que les chercheurs espèrent exploiter lors des jeux Olympiques de Londres en 2012. Le projet pourrait pourtant avoir des répercussions plus larges. Il donnera en effet aux scientifiques une meilleure vision du fonctionnement du corps humain. Des données qui pourraient être mises à profit dans des domaines comme la santé et le bien-être. L'initiative devrait coûter 8,5 millions de livres sterling. ainsi que les universités de Loughborough et l’université Queen Mary de Londres.
* Pour Elite Sport Performance Research in Training with Pervasive Sensing, un projet mené par l’Imperial College de Londres

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