La start-up Hoope redéfinit le processus d'analyse sanguine

Par 26 juin 2015 2 commentaires
Hoope et son wearable en forme de bague

[Hello Tomorrow] La start-up Hoope créée par trois étudiants de la Singularity University propose un dispositif médical en forme de bague permettant d’analyser le sang du porteur en 20 secondes.

Des statistiques alarmantes de 2012 indiquent la montée en puissance des MST (hors VIH), avec la recrudescence de maladies qui avaient complètement disparu il y a quelques années, comme la Syphillis. Alors que les tests actuels permettant de détecter ces maladies restent chronophages et peu innovants, une start-up créée par trois jeunes étudiants russes et mexicains s’est chargée d’apporter une solution rapide et économique afin d’enrayer la propagation des MST, qui touchent encore 500 millions de personnes par an à travers le monde.

La solution, baptisée Hoope, est un dispositif médical permettant de détecter si une personne est porteuse d’une MST, parmi celles les plus recensées, par le biais d’un seul et même test. Le dispositif prend la forme d’une bague qu’il suffit de positionner sur son pouce, d’actionner par la biais d’un bouton avec pour résultat 20 secondes plus tard, le verdict. Il suffit ensuite au porteur d’ouvrir l’application dédiée pour obtenir plus de détails.

La bague permet de collecter du sang d’une manière complètement indolore pour le porteur, puisqu’un signal électrique permet de brouiller les récepteurs des cellules nerveuses pour prélever la goutte de sang nécessaire sans que le porteur ne ressente rien. La technologie développée par la start-up permet de détecter les anticorps présents dans le corps par le biais d’une puce microfluidique à base de papier qui ne nécessite aucune source d’énergie pour fonctionner.

Une des fondatrices, Irina Rymshina, explique que la start-up est née « pour pallier le manque d’accès de beaucoup de personnes à des diagnostics fiables à cause du manque d’infrastructures médicales ». « Le fait de proposer une technologie abordable et surtout facile d’utilisation pourrait contribuer à sauver beaucoup de vies  ». En effet, le dispositif sera accessible pour la modique somme de 50 dollars et pourrait contribuer à transformer le fait de tester son sang en une habitude régulière.

Principalement adressé aux populations jeunes, souvent en mal d’information et par conséquent les plus exposées, « Hoope permet de combiner dispositif médical et une plateforme éducative et interactive au travers du site internet de l’application mobile » détaille Irina. Un dispositif rendu très accessible aux membres de la génération Y.

 

 

Actuellement toujours en phase de développement, les fondateurs espèrent pouvoir lancer un prototype fin 2015. Les tests de ce mini-laboratoire sur puce et du système d’anesthésie qui l’accompagne « se sont avérés très concluants » révèle Irina. D’ores et déjà validé par plus de 1 000 personnes dans une dizaine de pays différents, le potentiel de Hoope quant à la disruption des laboratoires d’analyses médicales est grandissant : « Nous comptons étendre notre technologie à la détection d’autres maladies comme le cancer, le diabète, le SIDA, mais aussi la détection de la grossesse » explique Irina Rymshina.

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2 Commentaires

c'est drolement suspect cet anneau miracle
la microfluidique n'a jamais decolée meme pas en labo et les projets collaboratifs basés sur cette techno n'ont jamais aboutit
et 50 euros est beaucoup trop cher pour le public visé
le coté indolore est derisoire : des millions de diabetiques se piquent 3 fois par jour pour extraire une goutte de sang et franchement ça ne fait pas vraiment mal
encore un projet bidon de plus

Soumis par joseph (non vérifié) - le 29 juin 2015 à 09h54

Joseph, le côté indolore est un vrai avantage sauf si vous considérez que toute la population mondiale est diabétique et donc habituée aux aiguilles.
Autre point, se piquer chez soi est une chose, en revanche obtenir un diagnostic médical en est une autre... Sans compter le temps que cela met d'aller en laboratoire, de se faire piquer et de connaître le diagnostic.

Ce produit est donc innovant, reste à savoir comment il sera commercialisé/distribué et proposé aux consommateurs.

Soumis par Hug (non vérifié) - le 29 juin 2015 à 12h33

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