Stimuler la collaboration passe par un trousseau de mesures

Par 04 janvier 2011 1 commentaire
vote

Favoriser les échanges sur les sites de partage repose sur la mise en place d'initiatives comme un système de notation. Et sur la prise en compte du caractère asymétrique des intérêts des membres.

Pour encourager les membres d’un site communautaire au partage, il faut mettre en place sur ces plates-formes des règles incitatives, affirme dans une étude une équipe de chercheurs de l’université de Californie, à Los Angeles. Les sites considérés par les scientifiques concernent aussi bien des plates-formes d’échange d’information, de revues, d’offres d’emploi, de dossiers multimédia, ou d’espace de stockage, par exemple. En attribuant des notes positives ou négatives en fonction du comportement des membres, il est selon eux possible de renforcer la coopération globale sur le site. Et ce, même lorsque le réseau comprend un nombre important et fluctuant d’individus. Des "normes sociales" sont donc nécessaires, selon les chercheurs. Elles donnent la possibilité à un internaute de récompenser ou de sanctionner le comportement d’un autre membre du réseau par son vote.

Prendre en compte l’asymétrie des intérêts

Autre chose : pour fonctionner, ce système doit prendre en compte certaines caractéristiques des plates-formes communautaires, expliquent les auteurs du rapport : tout d’abord, l’asymétrie des intérêts. "Dans une communauté où les individus ont des champs d’expertise différents, et sont amenés à partager de l’information, il est rare que deux d’entre eux aient un intérêt commun", soulignent les scientifiques. Prendre en compte cette asymétrie revient à accorder à certains membres davantage de pouvoir. Il faut ainsi privilégier le modèle dit du "gift-giving game" à celui du "dilemme du prisonnier" fondé sur la notion d’intérêt mutuel. Dans le "gift-giving game", l’individu qui requiert un document ou un service à un autre individu peut voir sa demande refusée ou acceptée. C’est donc au second individu, et à lui seul, de décider s’il répond favorablement ou non à la requête effectuée, en fonction des données dont il dispose sur la personne qui s’adresse à lui.

Des normes souples

Autrement dit, il est le seul à pouvoir prendre une décision. Autre caractéristique à prendre en compte selon les chercheurs : les dysfonctionnements éventuels du réseau. "Dans ce type de réseau, la réputation d’un individu peut rencontrer des problèmes de mises à jour suite à des erreurs informatiques", soulignent-ils. De même, le fait qu’en permanence, des individus rejoignent la plate-forme et que d’autres la quittent implique de considérer la dynamique des flux et son impact sur les échanges. Enfin, le “blanchiment de réputation” doit être considéré : certains individus, mal notés par l’ensemble du réseau, peuvent en effet chercher à se créer de nouveaux comptes pour repartir de zéro. Ce qui représente une limite à ce type de structures incitatives.

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1 Commentaire

Bonjour,
le lien que vous proposez nous renvoie vers une interface de connexion de Salesforce. l'étude est-elle accessible ailleurs?
Je vous remercie par avance

Soumis par Julien Duprat (non vérifié) - le 11 janvier 2011 à 17h02

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