Stratus commence sa troisième vie.

Par 22 mars 1999
Mots-clés : Smart city, Europe

Spécialiste des ordinateurs à tolérance aux pannes, particulièrement prisé par les banques, les loteries ou les compagnies aériennes, le fabricant américain d'ordinateurs Stratus s'était récemment...

Spécialiste des ordinateurs à tolérance aux pannes, particulièrement prisé
par les banques, les loteries ou les compagnies aériennes, le fabricant
américain d'ordinateurs Stratus s'était récemment diversifié dans les
télécommunications. En juillet dernier, Stratus avait été racheté par un
équipementier spécialisé dans les réseaux de données Ascend.
Dès le départ, Ascend devait se séparer de la branche ordinateurs pour ne
conserver que l'activité spécialisée dans les télécommunications.
Bien qu'Ascend ait été racheté depuis par l'équipementier de télécoms
Lucent, cela n'a en rien modifié ces plans.
Désormais, Stratus est une société indépendante et privée, basée au
Luxembourg, détenue à 70 % par un fonds d'investissement de Barhain,
Investcorp, et à 30 % par les salariés de l'entreprise.
Le nouveau Stratus Computer Inc. table pour cette année sur un chiffre
d'affaires de 275 à 300 millions de dollars, dont 55 % réalisés en vente
de matériel et le reste en services. Son nouveau PDG, Steve Kiely, assure
pouvoir enregistrer entre 25 à 30 millions de dollars de bénéfices avant
impôts.

Selon IDC, le marché mondial des applications critiques, indispensables à
la vie de l'entreprise, est évalué à 20 milliards de dollars, en hausse
chaque année de 16 %, celui de la haute disponibilité (moins de cinq
minutes de défaillance des machines par an) à 9,2 milliards de dollars, en
croissance annuelle de 10 %.

Très proche de Hewlett-Packard dont il utilise la puce Risc et le système
d'exploitation Unix en plus de son propre logiciel propriétaire VOS,
Stratus se prépare à étendre sa gamme vers le monde Intel-Microsoft. Ses
premiers ordinateurs à tolérance pour panne équipés de Windows NT
sortiront au printemps 2000 "le fait d'être privé nous permet d'investir
aujourd'hui 15 % en recherche développement, sans que personne ne trouve
rien à y redire. L'année prochaine, nous aurons d'importantes dépenses en
marketing".
(Les Echos - 22/03/1999)

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