Le stress nuit plus que la grève

Par 23 juin 2009
Mots-clés : Europe

Si vous êtes malade et que vous allez au travail au lieu de rester chez vous, vous contribuez à réduire le PNB plus que toutes les grèves des années 70s.

Car étant moins productif que d'habitude, vous allez faire perdre à votre boîte deux fois d'argent plus que si vous preniez un jour de repos. C'est en tout cas ce qu'affirme le chercheur Bernard Casey de l'Institut de Warwick.

Il a calculé que le coût des grèves des années 70s en Grande-Bretagne s'élevait à 12,9 million de jours-homme. Et celui du stress au travail - à 13,5 millions, soit 1,25 pour cent du PNB.

Ce chiffre incluent l'absence des employés au travail, plus les licenciements liés au mauvaises performances des salariés, plus le présentéisme (le fait de venir au travail en étant malade). Le tout attribuable au stress.

Il ne prend pas en compte la souffrance des gens au travail particulièrement stressant (ces dépenses là sont difficiles à calculer) et les coûts du remboursement des congés.

Mais avec la récession, le stress peut encore augmenter. Certaines entreprises vont chercher à accroître leur productivité en faisant plus de pression sur les salariés.

"Il est important de mesurer le coût du stress lié au travail, assure le chercheur. Car les profits à court-terme peuvent entraîner des dépenses à long terme. Pas seulement pour les employeurs et les employés, mais aussi pour la société en général".

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