Je suis l'ange gardien du tennis

Par 27 novembre 2009
Mots-clés : Europe

Des micros financements réalisés par des millions de personnes sont à la base de nombreuses opérations de levée de fond pour soutenir un projet.

L’opération pièces jaunes en est un exemple bien connu en France.

Dans l’univers de la balle, jaune elle aussi; une jeune société dont on a parlé ce WE à l’Atelier Numérique utilise ce moyen de financement par dons faibles mais nombreux.

Il s’agit de Tennis Angels (dont le site Internet vaut le coup d’œil), une toute jeune société (elle a 2 mois) qui nous propose de soutenir financièrement des joueurs de tennis qu’elle a identifié comme étant à fort potentiel.

Elle est motivée par le constat que les déplacements, l’hôtel, l’entraîneur, sont autant de dépenses qui empêchent à ces joueurs classés après la 200ème place mondiale de pratiquer leur passion de façon professionnelle.

Par contre, pour les joueurs qui passent au dessous du filet de la 200ème place (c’est pourtant l’inverse de ce qu’apprend un joueur de tennis), la situation devient plus confortable; une défaite au premier tour d’un tournoi lui rembourse déjà ses frais de participation.

Au bout d’une première phase, si un joueur est parrainé à hauteur de 150 000 euros (équivalent de trois saisons), une deuxième phase commence et les parrains se partagent, au prorata de leur mise, 30% des gains du champion pendant 3 ans !

Aujourd’hui il y a quatre joueurs à sponsoriser, en deux mois, la somme totale investie par les parrains est de 20 000 euros, le maximum est détenu par une joueuse : 8 900 euros (il manque 14 100 euros !).

Ce que je trouve sympa c’est que ce n’est pas du PMU bête et mignon, les joueurs se présentent sur le site, discutent avec nous sur les forums, racontent leurs matchs et partagent leur expérience de joueur de tennis professionnel. Ils sont accessibles et s’encouragent même entre eux via le forum.

Les parrains ne parient pas à court terme sur un étalon espagnol de l’écurie Nadal, mais plus pour participer au projet de carrière d’un poney qui va nous surprendre.

Personnellement, j’ai choisi de parrainer Claire Feuerstein, je l’avoue, parce qu’elle était la joueuse qui avait le plus de parrains. Donc en fait j’ai résonné comme un joueur apprenti au PMU (désolé ça casse un peu le mythe du paragraphe du dessus). Je pense que l’effet de masse joue, mais c’est aussi, vu les commentaires de parrains qui la suivent, une joueuse qui peut rentrer dans le top 150 d’ici 3 ans.

Quoi qu’il en soit, ce concept génial pour les joueurs et les parrains passionnés de tennis peut s’extrapoler à tout autre sport où les gains des sportifs atteignent des gains importants de façon exponentielle après un certain niveau franchis.

Qui se lance dans le Golf Angels ?

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