Le suivi de l'état de santé tient dans un patch

Par 02 novembre 2009
Mots-clés : Smart city, Europe

Sensium est un appareil jetable truffé de capteurs et sans-fil qui se fixe sur la poitrine du malade. Et qui relève en permanence plusieurs signes vitaux. Ceux-ci sont envoyés par mobile au personnel soignant.

Pour transmettre par portable des informations sur un patient, il est possible de faire appel à un patch RFID contenant ces données. Et à un logiciel mobile capable d'en autoriser la lecture sur un téléphone portable. Toumaz Technology travaille sur de tels systèmes, avec une différence : le patch qu'il a développé autorise un suivi en continu de l'état de santé d'un malade. Baptisé Sensium, il est constitué d'un appareil jetable qui se fixe sur la poitrine de l'utilisateur. Il se compose d’une puce en silicium qui contient des capteurs sans fil alimentés par de fines batteries. Il est capable de surveiller divers signes vitaux parmi lesquelles la température corporelle, le niveau cardiaque et la respiration. Données qu'il transmet ensuite à une base de données par radio fréquence.
Télécharger les informations sur mobile
Les personnels soignants sont ensuite en mesure de télécharger ces informations à l’aide de leur téléphone portable ou d’un PDA. Ils sont donc avertis de tout changement d’état critique et peuvent détecter à l’avance des complications potentielles. Enfin, les données peuvent être automatiquement incorporées au dossier médical électronique des patients. Les avantages d’un tel système sont nombreux. Certains patients pourraient récupérer d’une opération chirurgicale depuis leur domicile plutôt que de rester à l'hôpital. Pour les autres, cela signifie plus de mobilité au sein du lieu de soin en leur permettant de ne pas rester en permanence reliés à des appareils de contrôle.
Libérer des lits d’hôpitaux
Enfin, cela permettra à plus de patients de bénéficier de la surveillance de leur état de santé sans pour autant monopoliser une chambre. La durée de vie du patch est de quelques jours, au delà desquels il faut le remplacer pour éviter les risques d’infection. Les premiers tests cliniques sont menés en ce moment au sein de l’Imperial College NHS Trust. L’objectif est de comparer les données obtenues par les méthodes traditionnelles avec celle fournies par la puce. Les résultats seront disponibles fin décembre 2009.
* Une société essaim de l’Imperial College de Londres

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas