Sun s'engage sur la voix du Platform as a service

Par 23 avril 2008
Mots-clés : Digital Working

Le fournisseur présente son projet de plate-forme informatique hébergée, en cours de développement. Un nouvel acteur high tech à faire un pas supplémentaire vers une informatique 100 % externalisée.

"La marge de progression et d'adoption de l'informatique hébergée est considérable", avance Raymond Sclison, directeur technique de la SSII Cosmobay-Vectis et également chroniqueur pour L'Atelier. Une évolution de l'informatique auquel le fournisseur Sun Microsystems souhaite contribuer à travers son projet Caroline. Ce programme de recherche appliquée se concentre en effet sur le développement d'une plate-forme hôte à destination des prestataires de service Software as a service (SaaS). Objectif affiché : fournir aux développeurs d'applications hébergées une solution intégrée et entièrement virtualisée leur permettant de gagner en productivité. Une approche dite Platform as a service que le fournisseur souhaite prochainement mettre à disposition des acteurs de la SaaS en réponse au phénomène dit de Redshift. Ce dernier consiste, selon Sun, en l'accroissement exponentiel des besoins en ressources informatiques. Une "boulimie" qui concerne notamment les acteurs de la SaaS, ceux de l'informatique haute performance, les start-up du web, ou encore les distributeurs de contenus.
Se concentrer sur l'essentiel
"Nous voyons l'émergence de nouveaux types de marchés à hypercroissance et considérons que la différenciation des fournisseurs high tech sur ces secteurs passera par leur capacité à fournir de l'informatique de manière massive", a déclaré Greg Papadopoulos pour Sun. Le modèle privilégié par la marque propose un haut niveau d'abstraction – comprendre, de virtualisation –, une informatique hébergée reposant entièrement sur un prestataire extérieur et permettant aux développeurs en interne "d'avoir un meilleur contrôle global  de l'infrastructure". Selon Jeremy Chatard, directeur technique pour le cabinet Breek, "cela soulage en effet des problèmes de maintenance, de sauvegarde, etc. On élimine toutes les tâches qui ne s'inscrivent pas dans l'activité propre à l'entreprise. Celles-ci peuvent ainsi se concentrer sur leur cœur de métier". Ce dernier note que la fonction de gestion de base de données relationnelle, qui est intégrée à la plate-forme Caroline, différencie la solution de Sun par rapport à ses concurrents.
Vers une informatique hébergée
Autre avantage : l'interface avec Java, une technologie relativement bien maîtrisée par la plupart des développeurs. Si le marché du Platform as a service est encore embryonnaire, les perspectives de croissance de ce segment sont importantes, confirme Jeremy Chatard. "Ces plates-formes hébergées pourraient à terme remplacer les systèmes d'exploitation utilisés sur les serveurs d'entreprise. On peut même imaginer une virtualisation complète des ressources informatiques", avance le directeur technique. Une évolution vers laquelle semble tendre la plupart des poids lourds de l'industrie high tech tels que Microsoft, Google, Salesforce, etc, qui proposent tous aujourd'hui des solutions PaaS. Du point de vue des utilisateurs, n'ayant plus d'investissements matériels à réaliser, les gains en termes de coûts pourraient s'avérer importants. "L'aspect culturel est toutefois à prendre en compte, souligne Jeremy Chatard qui ajoute : il faut que les entreprises acceptent d'externaliser leurs données". Reste que ces solutions sont encore au banc d'essai, selon lui. Tout comme la plate-forme Caroline dont les expérimentations peuvent être suivies sur le site dédié.

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