Sun teste les limites des applications Web sur mobile

Par 21 octobre 2008
Mots-clés : Smart city

Les téléphones portables n'aiment pas les applications riches. En cause : des interfaces de programmation inadaptées et des machines virtuelles trop faibles. Des améliorations sont possibles.

Il y a environ un an, Sun Microsystems présentait Lively Kernel, son outil de développement d'applications en ligne écrit en JavaScript et fonctionnant sur le navigateur Safari 3.0. En souhaitant l'adapter aux téléphones portables, les chercheurs de Sun ont poussé à leurs limites l'usage des dispositifs mobiles comme plates-formes d'applications riches Web. Après avoir testé Lively Kernel sur le navigateur Internet d'un mobile Nokia N810, les chercheurs ont identifié plusieurs obstacles au développement du Web mobile. Premier problème : le développement d'applications mobiles est entravé par l'absence d'interfaces de programmation mobiles fiables en JavaScript. Les API standards dans ce langage de programmation sont en effet inadaptées à certaines fonctions spécifiques aux mobiles : SMS, messagerie multimédia, Bluetooth, appareil photo, GPS, etc.
 
Batterie et taille des écrans : des problèmes peristants
 
Autre problème : la faiblesse des machines virtuelles Java, dont la nature au sein des appareils mobiles est purement interprétative. Pas question donc de leur donner des applications trop riches à moudre. Pour améliorer les performances des navigateurs Internet mobiles, les chercheurs suggèrent l'adoption par la communauté JavaScript des librairies JavaMe, lesquelles ont déjà été standardisées dans l'industrie mobile. Ils parient également sur l'utilisation de machines virtuelles de plus en plus rapides et citent en exemple Tamarin de Mozilla, Trace Monkey, SquirrelFish de Apple et Google V8. Quant aux différences de vitesse des processeurs, de capacités de mémoire, les limitations de bande passante sur les réseaux ou la diversité des systèmes d'exploitation, ces difficultés devraient également être résorbés.
 
Applications Web et mobilité
 
Seules entraves à l'utilisation d'applications riches sur des mobiles : les problèmes persistants de la taille des écrans, même tactiles, et la durée de vie des batteries. Les téléphones portables étant par définition des dispositifs mobiles, les sessions applicatives seront toujours plus courtes sur ces périphériques que sur des postes fixes. Malgré ces bémols, Tommi Mikkonen et Antero Taivalsaari considèrent que, "à l'avenir, les développements d'applications pour mobiles et pour ordinateurs devraient converger". Ils concluent qu'une fois résolus les problèmes mentionnés ci-dessus, aucune raison ne s'opposera plus au portage de Lively Kernel sur des dispositifs mobiles. Les internautes disposeront alors d'un outil de développement unique pour postes de travail et dispositifs mobiles.
 

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