Quand le superordinateur simule l'Univers

Par 27 décembre 2007
Mots-clés : Smart city, Europe

Un supercalculateur contribue à la création d'une représentation virtuelle de l'Univers. Objectif : simuler son évolution aussi bien dans le temps que dans sa dimension spatiale.

(cliquez pour agrandir)
Si l'ordinateur personnel est une fenêtre sur les univers virtuels, le superordinateur ouvre la voix à l'exploration de notre Univers intergalactique. Réaliser une représentation virtuelle de l'ensemble de l'espace et des objets qui entourent notre planète, tel est l'ambitieux objectif du projet MareNostrum Numerical Cosmology Project (MNCP). Mise en œuvre par un large consortium international sous l'égide de l'Univeristé Autonome de Madrid, cette initiative repose notamment sur les capacités de calcul colossales du superordinateur Magerit, installé dans la capitale espagnole. Ce dernier compte en effet pas moins de 2 140 processeurs pour une capacité de mémoire de cinq térabits.
Un supercalculateur d'univers
Pour ce supercalculateur la tâche n'est pas de tout repos puisqu'il doit exploiter le maximum de son potentiel, soit effectuer près de douze milliards d'opérations par seconde, pour tenter de recréer virtuellement l'univers. La spécificité du projet réside effectivement dans le fait que l'ensemble des objets connus du proche espace intersidéral y sera représenté, ce dans un souci de réalisme, tout comme cela pourrait être le cas dans un univers tel que Second Life, la fantaisie en moins. En combinant leurs observations télescopiques à la répartition et la vitesse des objets célestes, c'est une véritable simulation d'univers en cours d'évolution que les chercheurs seront prochainement capables de générer.
Laboratoire de recherche virtuel
A terme, l'initiative devrait fournir un cadre de recherche pour les astrophysiciens de tout ordre. Le projet achevé, il leur sera possible de simuler l'univers tel qu'il était dans les débuts de sa formation jusqu'à aujourd'hui. En outre, la structure tridimensionnelle de cet univers virtuel permettra de rendre mieux compte de son évolution à travers l'aspect des astres, que les scientifiques ont souhaité représenter de la manière la plus réaliste. Une simulation toutefois parcellaire puisque le projet MNCP, malgré la puissance des technologies qu'il intègre, ne sera capable de rendre compte que de la fraction de l'univers qui nous est la plus proche. Soit des distances maximales comprises entre 200 et 500 millions d'années lumières de la terre.               

L’Atelier groupe BNP Paribas

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas