Supprimer des images améliore le streaming vidéo

Par 29 juin 2009
Mots-clés : Digital Working

Pour optimiser la diffusion d'un film en cas de surcharge du réseau, le système mis au point par des chercheurs du Havre identifie et supprime les informations considérées comme non nécessaires à sa bonne transmission.

Comment faire en sorte que la qualité des contenus multimédias comme la VOD, ne soit pas altérée lorsque le nombre d'utilisateurs se multiplie ? En gérant mieux quels paquets de données conserver, et lesquels supprimer lors de la transmission, selon des chercheurs du laboratoire LITIS de l'Université du Havre*. L'équipe s'est penchée sur le format Mpeg, qui comprend vingt-cinq images par seconde. Or, toutes ne sont pas absolument nécessaires. D'où la solution énoncée par les scientifiques : la suppression de la transmission des images considérées comme secondaires en cas de surcharge du réseau. Bruno Sadeg, qui a participé au projet, explique à L'Atelier : "Dans le format Mpeg, il existe trois sortes de frames. Les plus importantes sont les images I ".
Sauvegarder les informations importantes
Lorsque le réseau est surchargé, le système supprime donc les images non importantes (pour information, appelées B et P) et sauvegarde les images fixes I. Cela permet de diminuer la quantité d'informations transmises, tout en augmentant la qualité de la vidéo. A l'heure actuelle, le dispositif efface de manière aléatoire les informations, sans forcément sélectionner celles qui ont le moins de conséquences sur la qualité des contenus transmis. Par exemple, en supprimant un frame I, il efface par là même les 12 images non nécessaires qui lui sont liées.
Optimiser la réception des contenus
"La nouveauté, c'est que l'on choisit les images que l'on ôte" explique Claude Duvallet, qui a également participé à la recherche. Et l'on peut donc faire en sorte que le logiciel efface en priorité les frames accessoires, ce qui ne supprime qu'une image. "Nos travaux pourraient intéresser les fournisseurs de vidéo à la demande" conclut Claude Duvallet. "Mais également les acteurs de la télévision sur ADSL ou Internet. Car actuellement, pour recevoir des contenus multimédias de qualité, il faut nécessairement un réseau d'un certain débit et être proche des points de connexion".
*Bechir Alaya, Claude Duvallet et Bruno Sadeg

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