Pour survivre, le détaillant doit donner les clefs aux chalands

Par 17 août 2009 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Asie-Pacifique

La vente en ligne continue à bouleverser le commerce traditionnel. La solution, pour ce secteur menacé à long terme, sera d'intégrer les innovations de ses clients dans son coeur d'activité.

Le commerce en ligne va connaître un tel boom dans les années à venir que la vente au détail "physique" va dépérir. C'est en tout cas ce qu'avance une équipe de l'université Monash, qui a étudié les tendances du marché en Australie, Nouvelle-Zélande et Asie pour les dix années à venir. Selon les chercheurs australiens, les points de vente traditionnels devraient friser l'obsolescence en 2020. Dans les causes du phénomène, on trouve bien évidemment la volonté des fabricants de vendre directement au public. Mais la volonté des consommateurs d'acheter chez les grossistes, ou même entre eux - sans passer par des tiers est également en cause. Autre chose : les utilisateurs souhaitent contribuer au processus de la création et du design de leurs achats. Le constat est confirmé par Henri de Maublanc, PDG d'Aquarelle.com.
Résister à la crise
Mais pour lui, c'est surtout la façon de faire venir le client dans la boutique qui est en train de changer radicalement. "Les sociétés qui n'auront pas de stratégie, par exemple à travers des SMS où des courriels, risquent de perdre des parts de marché importants par rapport à ceux qui le font", précise-t-il à L'Atelier. Les responsables de l'étude soulignent eux que les détaillants devront proposer aux clients des services innovants et originaux. "Par exemple, créer un lieu d'échange et d'assistance entre les fournisseurs et les utilisateurs, mettant le consommateur au cœur de la prise de décision", propose le docteur Sean Sands, chercheur à l'Université Monash. Selon lui, il existe déjà des exemples de la réussite d'une vente créative.
Le monde de commerce va se redessiner
C'est par exemple le cas de Threadless, une entreprise permettant aux utilisateurs de concevoir eux-mêmes le design de leurs t-shirts, ou encore de Marqt, un supermarché de produits frais. Dans ce dernier, la personne qui vend le pain est la même que celle qui l'a cuit. Les secteurs les plus vulnérables seront celui de la vente d'ordinateurs et de jeux vidéo, du divertissement et des médias, de l'électronique grand public et des produits de beauté. À moins bien sûr que ceux-ci ne restructurent leur distribution suivant les besoins du "client tout-puissant". Rien de grave pourtant, tranche Henri de Maublanc. "Le chiffre d'affaires de la vente sur Internet reste encore petit : près 5% du commerce global, dit-il. La vrai crise, ce n'est pas pour maintenant".

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1 Commentaire

En même temps, le petit commerce a déja commencé à dépérir à cause de la grande distribution. Et en effet, cela risque surement de toucher certains secteurs. Il faudra comme l'indique cette article réimaginer le petit commerce de demain.

Soumis par David (non vérifié) - le 25 août 2009 à 17h25

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