Le tactile bientôt adaptable à toutes les surfaces ?

Par 09 décembre 2014
nanobuds

De nouvelles molécules de carbone incorporées dans des films souples et conducteurs pourraient permettre de rendre quasiment toutes les surfaces réactives au toucher humain.

Propager l’informatique sur tous les types de surfaces est une des préoccupations importantes des chercheurs. Déjà, une technologie laser avaient été étudiée par des chercheurs de Montréal pour directement intégrer un laser dans les écrans des smartphones, qui permettraient aussi de propager l’informatique sur tout type de verre.

Les écrans tactiles sont normalement constitués d’une "feuille" transparente abritant des molécules d’oxyde d’indium-étain. Mais ce composé reste fragile, et il n’est applicable que sur des surfaces planes. Une start-up finlandaise, Canatu, s’est donc penchée sur des petites particules de carbone, les nanobuds (qui sont prennent la forme de tubes ornée d’une petite bille à l’échelle nanoscopique), qui, mis sous la forme de films, peuvent transformer n’importe quelle surface en écran tactile, quelque soit sa forme (incurvée ou non).

Les nanotubes ont longtemps été considéré comme une alternative à l’oxyde d’indium-étain, mais n’étaient pas assez conducteur en électricité pour garantir des performances convaincantes sur les écrans tactiles. Canatu s’est donc penchés sur les nanobuds, qui grâce à leur petite "bille" sont très conducteurs.

La start-up dispose d’ores et déjà de sa propre usine de fabrication, qui produit suffisamment de films pour recouvrir des dizaines de milliers d’écrans tactiles de smartphones, et prévoit de pouvoir en recouvrir des millions d’ici 2015. Car même si la technologie ne peut pas encore s’appliquer à des écrans tactiles de grandes taille pour des raisons de coûts, des millions d’écrans tactiles sont produit tous les jours, et l’émergence de l’IoT va accélérer la demande d’écrans sur tout type de surfaces.

En définitive, l’innovation principale de Canatu réside dans la possibilité d’obtenir des écrans tactiles sur des surfaces pliables. La start-up finlandaise, qui a déjà levé 18 millions de dollars depuis sa création en 2004, affirme en effet que ses films peuvent se plier jusqu’à 200% sans affecter la qualité de la diffusion de l’image sur la surface grâce à l’amélioration de la conductivité des nanobuds, contre seulement quelques pourcentages des technologies aujourd’hui disponibles.

 

 

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