Le tandem Enel-Deutsche Telekom pourrait être rejoint par France

Par 12 septembre 1997
Mots-clés : Digital Working, Europe

Télécom. Une deuxième chance pourrait s'ouvrir en Italie pour France Télécom après qu'Olivetti ait rompu son alliance. Responsable des télécommunications chez Enel, Tomaso Pompei indique "Si Franc...

Télécom.
Une deuxième chance pourrait s'ouvrir en Italie pour France Télécom après
qu'Olivetti ait rompu son alliance. Responsable des télécommunications
chez Enel, Tomaso Pompei indique "Si France Télécom veut se joindre à
nous, il sera le bienvenu. Mais, pour le moment, nous n'avons encore reçu
aucune communication officielle". Enel et Deutsche Telekom, devenus alliés
en février, ont créé une société commune détenue à 51 % par l'italien et
49 % par l'allemand. Sur un marché italien devant connaître une forte
expansion (9 millions de téléphones portables sont actuellement en
service, soit le plus grand nombre au monde devant les 7,5 millions du
Royaume-Uni), ce tandem fait figure de favori. Deux opérateurs se
partagent actuellement le marché italien, Telecom Italia avec 7,7 millions
d'usagers au système analogique et au GSM européen à 900 mégahertz et le
groupe privé Omnitel avec plus d'un million d'abonnés à son propre
GSM-900. M. Pompei affirme "Nous estimons le marché italien du portable en
l'an 2005/2006 autour de 23/24 millions d'appareils. Même si ce marché
reste dominé par Telecom Italia et si ses concurrents connaissent des
débuts difficiles, nous pensons qu'il existe une place pour au moins trois
opérateurs". C'est ce qui a incité le groupe d'énergie Enel à se mettre
sur les rangs. Cette société a constitué, en trente ans, un réseau de
télécommunications alternatif au monopole public ne servant pour l'instant
qu'à ses propres opérations. L'accord avec Deutsche Telekom prévoit que ce
dernier puisse céder une partie de ses 49 % à des alliés, sous réserve
bien entendu de l'accord d'Enel. Flatté par les avances de Michel Bon,
Enel reste toutefois prudent "Une fois reçue son offre, nous l'évaluerons
comme il se doit. Nous n'entendons pas devenir une seconde alternative".
France Télécom devra donc rompre tous les ponts avec Olivetti s'il veut
rejoindre le tandem. Selon le ministre des Postes, Antonio Maccanico, les
enchères devraient débuter le mois prochain pour se conclure "avant la fin
de l'année".
(Le Figaro - 12/09/1997)

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