La tarification à la seconde des cartes prépayées : un projet encore bien vague

Par 09 février 2004
Mots-clés : Smart city

Il faut être très prudent lorsqu'il s'agit de traiter la moindre information concernant la tarification à la seconde. La dernière déclaration en date de Nicole Fontaine, ministre déléguée...

Il faut être très prudent lorsqu’il s’agit de traiter la moindre information concernant la tarification à la seconde. La dernière déclaration en date de Nicole Fontaine, ministre déléguée à l’Industrie, et parue dans le Journal du Dimanche du 8 février, montre bien qu’il n’est pas certain que la tarification à la seconde, dont il est question depuis longtemps, soit mise en place prochainement. Nicole Fontaine a assuré qu’elle avait obtenu un « engagement formel » des opérateurs de téléphonie mobile, l’assurant que la tarification à la seconde sur les cartes prépayées serait proposée « dans les prochains mois »… Globalement, donc, le projet semble assez vague… Pourtant, ce sont aujourd’hui 16 millions d’utilisateurs français de téléphones portables qui sont concernés par les cartes prépayées, et qui ne peuvent avoir connaissance de leur consommation exacte. La ministre s’est en outre félicitée de la baisse du prix du SMS, amorcée par Orange à la fin du mois de janvier, mais qui ne porte pour l’instant que sur les forfaits de SMS et dont ne profitent donc pas les consommateurs de messages écrits à l’unité. Autre point que le gouvernement prend en compte dans ce domaine, celui du tarif des MMS, tout particulièrement coûteux, à l’heure où les appareils permettant de les transmettre sont en passe de se généraliser. Autre thème – et non des moindres - évoqué par Nicole Fontaine, celui de l’annuaire universel, dont la mise en place est prévue en 2004 : le ministère de l’industrie proposera mardi un amendement stipulant que « l’abonné, pour que son numéro de portable figure dans (cet) annuaire, donne son consentement explicite aux opérateurs ». Une disposition nécessaire si l’on imagine que des marketeurs peu scrupuleux pourraient utiliser, comme ils le font aujourd'hui avec le courrier électronique non sollicité, l’annuaire universel comme un extraordinaire fichier client. (Atelier groupe BNP Paribas – 09/02/2004)

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